
Le Pakistan et le Koweït ont discuté de la crise au Moyen-Orient et de ses impacts économiques, notamment sur les marchés énergétiques mondiaux. Cette réunion intervient dans un contexte de tensions accrues entre l’Iran, les États-Unis et Israël, ayant perturbé les flux pétroliers. Islamabad poursuit ses efforts de médiation pour relancer le dialogue entre Washington et Téhéran, sans succès durable jusqu’à présent. Les deux pays ont salué leur coopération et leur engagement commun en faveur de la stabilité régionale.
Le Pakistan et le Koweït ont examiné samedi l’évolution de la crise au Moyen-Orient, ainsi que ses répercussions économiques mondiales, notamment sur les approvisionnements énergétiques.
Selon un communiqué officiel, les discussions ont eu lieu entre le ministre pakistanais des Affaires étrangères, Ishaq Dar, et son homologue koweïtien, Sheikh Jarrah Jaber Al-Ahmad Al-Sabah.
Les deux responsables ont abordé les perturbations déjà observées sur les marchés mondiaux de l’énergie, dans un contexte de tensions persistantes dans la région.
Médiation du Pakistan dans le conflit Iran–États-Unis
Lors de cet échange, Islamabad a réaffirmé son rôle diplomatique dans la tentative de relancer les négociations entre les États-Unis et l’Iran.
Ishaq Dar a souligné les efforts continus du Pakistan pour promouvoir le dialogue et la stabilité régionale. Le ministère pakistanais des Affaires étrangères a insisté sur la nécessité d’un engagement constructif pour parvenir à une désescalade durable.
De son côté, Sheikh Jarrah Jaber Al-Ahmad Al-Sabah a salué les initiatives pakistanaises visant à renforcer la paix et la sécurité au Moyen-Orient.
Tensions militaires et énergétiques
Les discussions interviennent alors que les États-Unis et Israël ont lancé des frappes contre l’Iran le 28 février, entraînant une riposte de Téhéran contre des alliés américains dans le Golfe.
Cette escalade a provoqué la fermeture du détroit d’Ormuz, une voie stratégique pour le transport mondial de pétrole, aggravant les tensions sur les marchés énergétiques.
Un cessez-le-feu de deux semaines avait été annoncé le 8 avril grâce à une médiation pakistanaise, suivi de discussions directes à Islamabad le 11 avril. Toutefois, aucun accord durable n’a été conclu.
Le président américain Donald Trump a ensuite prolongé unilatéralement la trêve, sans fixer de nouvelle échéance, à la demande du Pakistan.









