Washington sanctionne Joseph Kabila pour son rôle présumé

La rédaction avec
18:111/05/2026, vendredi
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L’ancien président de la République démocratique du Congo, Joseph Kabila.
Crédit Photo : X /
L’ancien président de la République démocratique du Congo, Joseph Kabila.

Les États-Unis ont annoncé jeudi des sanctions contre l’ancien président de la République démocratique du Congo, Joseph Kabila, pour son soutien présumé aux rebelles de l’AFC/M23.

Le Bureau de contrôle des avoirs étrangers (OFAC) du département du Trésor américain a accusé Kabila d’avoir fourni un soutien financier à l’AFC afin d’influencer la situation politique dans l’est du Congo, et d’avoir encouragé des soldats congolais à faire défection pour rejoindre les rangs rebelles.

Les mesures de sanction prévoient notamment le gel des avoirs de Kabila aux États-Unis, ainsi qu’une interdiction formelle pour toute personne ou entité américaine d’entretenir des relations d’affaires avec lui.


"Le président Donald Trump ouvre la voie à la paix en République démocratique du Congo et a clairement indiqué que ceux qui continuent de semer l’instabilité devront rendre des comptes"
, a déclaré le secrétaire au Trésor, Scott Bessent.

Le M23 est au cœur du conflit dans l’est du Congo. Le groupe rebelle, soutenu selon l’ONU et des pays occidentaux par le Rwanda voisin, contrôle d’importants territoires dans l’est du pays, dont les capitales provinciales de Goma et Bukavu, prises début 2025.

La RDC et le Rwanda ont signé le 4 décembre à Washington un accord de paix historique destiné à mettre fin à des décennies de conflit dans l’est du pays.


Mais les combats se sont poursuivis cette semaine, provoquant de nouveaux déplacements de populations, selon des sources locales.


Le Trésor américain a assuré qu’il continuerait d’utiliser l’ensemble de ses outils pour soutenir l’intégrité des accords de Washington.

Joseph Kabila a dirigé le pays de 2001 à 2019. Depuis 2023, il réside en Afrique du Sud.


Début 2025, il est réapparu publiquement dans l’est du Congo, exprimant sa volonté de rentrer au pays pour
"contribuer à la recherche d’une solution"
à la crise en cours.

Un tribunal militaire congolais l’a condamné l’an dernier à la peine de mort par contumace pour trahison et crimes de guerre.


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