France : Lecornu promet des "conséquences" après la fuite de données touchant des millions d’usagers de l’ANTS

La rédaction avec
17:2530/04/2026, Perşembe
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Le Premier ministre français Sébastien Lecornu (au centre) effectue une visite au siège de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS), à Paris, le 30 avril 2026.
Crédit Photo : STEPHANE DE SAKUTIN / AFP
Le Premier ministre français Sébastien Lecornu (au centre) effectue une visite au siège de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS), à Paris, le 30 avril 2026.

Le Premier ministre français Sébastien Lecornu a promis jeudi de "tirer toutes les conséquences" après la fuite massive de données ayant frappé l’Agence nationale des titres sécurisés (ANTS), tandis qu’un mineur de 15 ans a été placé en garde à vue dans le cadre de l’enquête.

"Des cyberattaques ont lieu tous les jours. Depuis le début de l'année, des millions de Français subissent des vols de données. Une interpellation vient d'avoir lieu. Ce qu’il s’est passé n’est pas acceptable : il y a eu des failles. Toutes les conséquences seront tirées"
, a écrit le chef du gouvernement sur le réseau social américain X.

Sébastien Lecornu a également annoncé qu’il se rendrait dans l’après-midi dans les locaux de l’ANTS afin d’exiger une révision des procédures de protection numérique de l’État.

"Il faut changer de méthode pour mieux protéger les données des Français"
, a-t-il ajouté.
Cette réaction intervient quelques heures après la révélation de la garde à vue d’un adolescent de 15 ans, soupçonné d’avoir participé à la fuite de données massives visant l’établissement public chargé notamment de la gestion des cartes d’identité, passeports, permis de conduire et certificats d’immatriculation.

Selon plusieurs médias français, le suspect est entendu par les enquêteurs spécialisés en cybercriminalité pour son implication présumée dans la diffusion ou l’exploitation des données dérobées.

Une reprise en main politique

L’ANTS, rebaptisée France Titres, avait signalé le 15 avril un incident de sécurité informatique avant que le ministère de l’Intérieur ne confirme quelques jours plus tard l’ampleur de la compromission. Les autorités évoquent près de 12 millions de comptes touchés, tandis que jusqu’à 18 millions de lignes de données ont été proposées à la vente sur des forums cybercriminels à la mi-avril.

Parmi les informations compromises figurent notamment des noms, prénoms, adresses électroniques, identifiants de connexion, dates de naissance, ainsi que, pour certains usagers, des adresses postales et numéros de téléphone.

Face à la multiplication des cyberattaques contre des administrations et opérateurs publics depuis plusieurs mois, le déplacement du Premier ministre à l’ANTS doit donner lieu à un briefing avec les responsables de l’agence et l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (ANSSI), avant un point presse attendu en fin de journée.

L’exécutif cherche ainsi à afficher une reprise en main politique d’un dossier devenu emblématique des vulnérabilités numériques de l’administration française.


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