
Les militants de la flottille mondiale Sumud, interceptés par l’armée israélienne en Méditerranée, ont été rapatriés à Istanbul vendredi soir. L’appareil de Turkish Airlines transportait 59 personnes, dont 18 citoyens turcs. Accueillis par leurs proches et des responsables officiels, les activistes doivent subir des examens médico-légaux dans le cadre d’une enquête ouverte par le parquet d’Istanbul. L’intervention israélienne, survenue dans les eaux internationales près de la Crète, suscite de vives réactions alors que la mission visait à briser le blocus de Gaza et livrer une aide humanitaire.
L’avion spécial transportant les militants de la flottille mondiale Sumud a atterri vendredi soir à l’aéroport d’Istanbul, après leur interception par l’armée israélienne en Méditerranée.
L’appareil de Turkish Airlines, en provenance de Crète, transportait 59 personnes, dont 18 citoyens turcs. Le vol affrété, numéro TK 6934, a atterri à 21h45.
Flottille mondiale Sumud: les militants rapatriés à Istanbul
À leur arrivée, les activistes ont été accueillis dans le salon VIP de l’aéroport par leurs proches ainsi que par plusieurs responsables. Cette réception officielle intervient après plusieurs jours de tension liés à leur détention.
Les militants devraient être conduits à l’Institut médico-légal d’Istanbul afin de subir des examens dans le cadre de l’enquête ouverte par le parquet général d’Istanbul.
Une intervention israélienne condamnée
La flottille mondiale Sumud avait pris la mer le 12 avril 2026 depuis Barcelone, avec pour objectif de briser le blocus imposé à Gaza et d’acheminer une aide humanitaire essentielle.
Après une escale en Sicile, les embarcations avaient repris la mer le 26 avril. Dans la nuit du 29 avril, l’armée israélienne est intervenue contre la flottille dans les eaux internationales, au large de l’île de Crète.
Selon les organisateurs, l’intervention a eu lieu à environ 600 milles nautiques de Gaza, à proximité des eaux territoriales grecques. Les activistes ont été retenus et les bateaux endommagés.
Les responsables de la flottille indiquent que 345 participants issus de 39 pays se trouvaient à bord des embarcations au moment des faits.
Cette opération suscite des interrogations sur le respect du droit international, alors que la mission se présentait comme strictement humanitaire.










