
Le secrétaire américain à la Défense, Pete Hegseth.
Le secrétaire américain à la Défense, Pete Hegseth, a déclaré jeudi devant une commission du Sénat que le délai légal de 60 jours lié à la guerre avec l’Iran avait été suspendu en raison d’un cessez-le-feu.
"Nous sommes actuellement dans un cessez-le-feu, ce qui, selon notre compréhension, signifie que le compteur des 60 jours est suspendu ou arrêté"
, a-t-il affirmé, tout en renvoyant l’interprétation juridique finale à la Maison-Blanche.
Ces déclarations interviennent alors que Washington fait face à l’échéance du 1er mai, prévue par la loi sur les pouvoirs de guerre de 1973, qui impose une autorisation du Congrès pour tout engagement militaire prolongé.
Cette lecture est toutefois contestée. Certains estiment que le cessez-le-feu ne suffit pas à interrompre le décompte, dans la mesure où les forces américaines ne seraient plus engagées dans des combats actifs.
Mais le département d’État rejette cette interprétation. Un conseiller juridique de l’agence considère que la trêve temporaire ne met pas fin juridiquement au conflit.
Selon lui, l’absence d’accord formel entre Washington et Téhéran sur une fin durable des hostilités empêche de considérer le cessez-le-feu comme suffisamment
"stable"
et
"permanent"
au regard du droit international pour suspendre le délai légal.
Un responsable de la Maison-Blanche, cité par Anadolu, indique que l’administration poursuit ses discussions avec les élus sur cette question, tout en mettant en garde contre toute tentative d’entraver les prérogatives du commandant en chef, estimant qu’une telle démarche affaiblirait les forces américaines à l’étranger.
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