
L’Iran a annoncé de "nouvelles règles" dans le détroit d’Ormuz, renforçant le contrôle des Gardiens de la révolution sur près de 2 000 kilomètres de côtes. Cette décision, prise sur instruction du guide suprême Mojtaba Khamenei, intervient dans un contexte de tensions accrues avec les États-Unis. Malgré un cessez-le-feu annoncé en avril, la situation reste fragile. Washington maintient un blocus naval contre le trafic iranien, tandis que les négociations n’ont pas abouti. Le détroit d’Ormuz demeure un point névralgique pour la sécurité énergétique mondiale.
Selon un communiqué relayé vendredi par les médias d’État, cette décision intervient sur instruction du guide suprême, Mojtaba Khamenei. Le Corps des Gardiens de la révolution islamique (IRGC) affirme vouloir renforcer son contrôle sur les zones maritimes stratégiques.
Contrôle accru sur 2 000 kilomètres de côtes iraniennes
La marine de l’IRGC a indiqué qu’elle exercerait désormais un contrôle sur près de 2 000 kilomètres de côtes iraniennes dans le Golfe et le détroit d’Ormuz.
Aucun détail supplémentaire n’a été communiqué concernant la nature précise de ces nouvelles règles ni leurs implications opérationnelles.
Le détroit d’Ormuz au cœur des tensions géopolitiques
Cette annonce intervient dans un climat de fortes tensions autour du détroit d’Ormuz, une voie maritime stratégique pour le commerce mondial d’hydrocarbures.
Téhéran avait restreint la circulation dans cette zone en réponse aux frappes menées par les États-Unis et Israël à partir du 28 février.
Un cessez-le-feu a été annoncé le 8 avril grâce à une médiation du Pakistan, suivi de discussions à Islamabad les 11 et 12 avril, sans aboutir à un accord.
Le président américain Donald Trump a ensuite prolongé unilatéralement la trêve, sans fixer de nouvelle échéance, à la demande d’Islamabad.
Depuis le 13 avril, Washington a mis en place un blocus naval visant le trafic maritime iranien dans le détroit d’Ormuz, accentuant les tensions dans cette zone stratégique.









