
Le Mali tente de se remettre d’attaques coordonnées ayant coûté la vie au ministre de la Défense Sadio Camara. Après plusieurs jours de silence, le président Assimi Goïta a affirmé que la situation sécuritaire est sous contrôle. Son intervention a rassuré une partie de l’opinion publique, alors qu’un appel à l’union nationale se multiplie à Bamako. Les attaques ont visé plusieurs villes, dont Kati, et impliqueraient des groupes armés actifs dans le Sahel. Le bilan reste incertain.
Le Mali se remet petit à petit des attaques du weekend du 25 qui ont coûté la vie au ministre de la défense Sadio Camara.
Resté silencieux plusieurs jours, le président Assimi Goita s’est exprimé le 28 avril en rassurant ses concitoyens que l’armée est au contrôle. Un message positivement reçu dans l’opinion publique où une sorte d’union sacrée s’organise autour des forces de défense et de sécurité.
Dans son message d’une dizaine de minutes sur la télévision nationale, le général Goïta a rassuré que la situation est désormais sous contrôle et le dispositif sécuritaire a été renforcé. La déclaration du président a été très bien accueillie par les maliens qui s’inquiétaient pour leur président resté introuvable les premiers qui ont suivi ces attaques coordonnées.
"Union sacrée autour du Mali"
Les attaques du weekend ont visé plusieurs villes maliennes dont Bamako la capitale et Kati, la ville garnison où siège le pouvoir militaire. C’est justement à Kati qu’un camion bourré d'explosifs a soufflé une bonne partie du domicile du ministre de la Défense Sadio Camara. Son épouse et ses enfants ont également été tués dans l’assaut.
Pour rappel, le pouvoir militaire a décrété un deuil national de 48 heures en la mémoire du général Camara à qui, un hommage national a été rendu le 30 avril.
Ces attaques coordonnées ont été menées par un groupe terroriste qui opère dans le Sahel et le Front de Libération de l’Azawad, un groupe de rebelles touaregs indépendantistes. A l’issue d’intenses combats, ils ont repris la ville de Kidal. Des civils et militaires ainsi que des dizaines d'assaillants ont été tués dans les combats. Pour le moment, aucune précision sur le bilan.














