Détroit d’Ormuz: trafic maritime toujours limité

La rédaction avec
16:0330/04/2026, Perşembe
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Seulement 11 navires ont circulé en 24 heures dans ce corridor stratégique, sous l’effet du blocus américain et des tensions régionales.
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Seulement 11 navires ont circulé en 24 heures dans ce corridor stratégique, sous l’effet du blocus américain et des tensions régionales.

Le trafic maritime commercial à proximité du détroit d’Ormuz reste fortement restreint jeudi matin, avec seulement 11 navires recensés dans les deux sens au cours des dernières 24 heures, dans un contexte de fermeture du passage et de blocus américain.

À 09h00 GMT, le trafic d’est en ouest comprenait notamment les navires Black Maya, Selin, Rosalina, Sea Mikaeel, A Star, Momtaz 2, Amina et Abtin 1.

Selon les données, Black Maya, un pétrolier de bitume, était en transit vers le port Sultan Qaboos, à Oman. Selin, un cargo général, se dirigeait vers Sharjah, aux Émirats arabes unis.


Le vraquier Rosalina était en route vers Fujairah, tandis que Sea Mikaeel, identifié comme un navire de débarquement, n’affichait pas de destination. A Star, également pétrolier de bitume, était à l’ancre, alors que Momtaz 2 était en transit sans destination précisée.

Amina, un vraquier, et Abtin 1, un porte-conteneurs, étaient tous deux en route vers Chabahar, en Iran.


Dans le sens inverse, d’ouest en est, les navires Seaway, Ilda et Al Batha ont été recensés.


Seaway, un pétrolier transportant des produits pétroliers raffinés, était en transit, tandis que Ilda, cargo général, faisait route vers Bandar Abbas, en Iran. Al Batha était identifié comme un navire de débarquement en transit.

Au moins deux des navires recensés figurent sur la liste de sanctions du Office of Foreign Assets Control (OFAC). Amina et Abtin 1, battant pavillon iranien, sont liés à la compagnie maritime de la République islamique d’Iran et font l’objet de sanctions secondaires.


Ces données confirment une activité maritime réduite mais persistante dans ce point de passage stratégique, avec des flux limités de produits pétroliers, de vrac sec et de marchandises générales.

Par ailleurs, plusieurs navires observés à proximité des ports du Golfe étaient à l’ancre ou en attente, illustrant la perturbation durable des flux commerciaux dans l’un des corridors énergétiques les plus importants au monde.


Le US Central Command a indiqué mercredi que 42 navires commerciaux tentant d’entrer ou de sortir des ports iraniens avaient été redirigés, tandis que 41 pétroliers transportant au total 69 millions de barils restent bloqués en raison du blocus américain.

Le détroit d’Ormuz demeure une route essentielle pour le transport du pétrole brut, des produits pétroliers et du gaz naturel liquéfié. Toute perturbation prolongée de cette voie maritime est susceptible d’accentuer la pression sur les prix de l’énergie, les coûts du fret et les primes d’assurance.


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