
Les Palestiniens ont commencé à voter samedi lors d’élections locales organisées en Palestine occupée (Cisjordanie) et dans la ville de Deir al-Balah, à Gaza. Environ 1,03 million d’électeurs sont appelés aux urnes dans 491 centres de vote. Ce scrutin concerne 183 municipalités et se déroule dans un contexte marqué par la guerre et les destructions à Gaza. L’ONU salue une opportunité démocratique importante malgré des conditions extrêmement difficiles. Il s’agit notamment des premières élections municipales à Deir al-Balah depuis plus de deux décennies.
Des élections locales ont débuté samedi en Cisjordanie occupée et dans la ville de Deir al-Balah, dans la bande de Gaza, selon la Commission électorale centrale palestinienne. Ce scrutin mobilise environ 1,03 million d’électeurs, répartis dans 491 centres de vote et 1 922 bureaux.
Les autorités électorales précisent que les bureaux ont ouvert à 7h00 heure locale. Ils doivent fermer à 19h00 en Cisjordanie occupée et à 17h00 à Deir al-Balah. L’organisation de ce vote intervient dans un contexte marqué par les conséquences de la guerre menée par Israël contre Gaza.
Un scrutin marqué par un contexte de guerre et de crise
Ces élections couvrent 183 municipalités. Parmi elles, 90 conseils municipaux comptent 3 773 candidats en lice, tandis que 93 conseils villageois regroupent 1 358 candidats.
Le scrutin revêt une dimension particulière à Deir al-Balah. Il s’agit de la première élection municipale organisée dans cette ville depuis 22 ans. Relativement moins détruite que d’autres zones de Gaza, elle constitue un symbole de continuité institutionnelle malgré la guerre.
Dans un communiqué, le coordinateur adjoint spécial de l’ONU pour le processus de paix au Moyen-Orient, Ramiz Alakbarov, a souligné l’importance de ce vote. Il a estimé que ces élections représentent "une opportunité significative pour les Palestiniens d’exercer leurs droits démocratiques dans une période exceptionnellement difficile".
Une participation clé pour les institutions locales palestiniennes
Dans un territoire fragmenté et sous forte pression politique et militaire, ces élections locales apparaissent comme un test pour la résilience des institutions palestiniennes. Elles pourraient également redéfinir les équilibres politiques à l’échelle municipale.









