
L’Union européenne a adopté jeudi son 20e paquet de sanctions contre la Russie, introduisant de nouvelles mesures visant les secteurs de l’énergie, de la finance, du commerce, de la défense ainsi que les dispositifs de contournement des sanctions, a annoncé la Commission européenne.
Le paquet comprend 36 nouvelles désignations dans le secteur énergétique russe, couvrant les activités en amont et en aval, notamment l’exploration, l’extraction, le raffinage et le transport du pétrole, selon un communiqué.
Deux ports russes, Mourmansk et Touapsé, ainsi que le terminal pétrolier indonésien de Karimun, ont été inscrits sur la liste en raison de leur implication présumée dans des contournements de sanctions.
De nouvelles mesures visent également à empêcher la vente de pétroliers européens de contribuer aux exportations de pétrole russe.
Par ailleurs, l’UE prépare une future interdiction du transport maritime de pétrole et de produits pétroliers russes, en coordination avec le G7.
De nouvelles interdictions d'exportation
Une interdiction totale des transactions avec les prestataires russes de services liés aux crypto-actifs a été instaurée, accompagnée de restrictions sur les monnaies numériques liées à la Russie, y compris le projet de rouble numérique.
L’UE a également ajouté 58 entreprises liées au complexe militaro-industriel russe, dont des fournisseurs situés dans des pays tels que la Chine, les Émirats arabes unis et le Kazakhstan.
"L’économie de guerre de la Russie est sous pression croissante"
Pour la première fois, le mécanisme anti-contournement a été activé, en raison de préoccupations liées à la réexportation de biens sensibles via le Kirghizistan, notamment des composants utilisés dans la production de drones et de missiles.
Le paquet avait été retardé en raison de désaccords internes, notamment l’opposition du Premier ministre hongrois sortant Viktor Orban. Après un changement de direction à Budapest, ces objections ont été levées, permettant l’adoption finale des sanctions.











