James Swan à Goma : le nouveau chef de la MONUSCO réclame la paix

La rédaction avec
17:2624/04/2026, الجمعة
AA
Le représentant spécial de l'ONU James Swan est arrivé à Gomaa, dans le cadre de sa première mission dans l'est de la République démocratique du Congo depuis sa prise de fonctions, le 24 avril 2026.
Crédit Photo : X /
Le représentant spécial de l'ONU James Swan est arrivé à Gomaa, dans le cadre de sa première mission dans l'est de la République démocratique du Congo depuis sa prise de fonctions, le 24 avril 2026.

Le représentant spécial de l'ONU James Swan a entamé sa première mission dans l'est de la République démocratique du Congo depuis sa prise de fonctions. Arrivé à Goma, contrôlée par les rebelles du M23, le diplomate américain plaide pour des mesures concrètes afin d'appliquer le cessez-le-feu et soutenir le processus de paix en cours dans la région du Nord-Kivu.

Cette initiative marque son engagement initial sur le terrain depuis son arrivée aux commandes de la MONUSCO il y a environ trois semaines. Son itinéraire l'a conduit à Goma, ville stratégique du Nord-Kivu tombée aux mains des insurgés de l'AFC/M23 depuis plus d'un an, ainsi qu'à Beni, désormais chef-lieu temporaire de cette province troublée.

Objectifs de la mission onusienne

Lors de son arrivée par hélicoptère dans la capitale provinciale occupée, le représentant spécial du secrétaire général de l'ONU a détaillé ses priorités immédiates. Il entend consulter les équipes humanitaires présentes sur place, recueillir leurs évaluations concernant la situation sécuritaire et dialoguer avec les responsables administratifs locaux.

Par ailleurs, il doit examiner les modalités permettant à la mission de poursuivre son mandat conformément aux résolutions 2773 et 2808 du Conseil de sécurité, tout en renforçant les mécanismes conjoints élargis de vérification du cessez-le-feu.

Dynamique diplomatique régionale

Cette tournée s'inscrit dans le sillage des discussions de paix tenues du 13 au 18 avril à Montreux, en Suisse. Ces négociations, facilitées par le Qatar, les États-Unis et l'Union africaine, ont réuni des délégations du gouvernement congolais et du mouvement rebelle AFC/M23.

James Swan a salué les avancées vers un protocole garantissant l'accès humanitaire et la protection des populations civiles, appelant les protagonistes à finaliser rapidement cet accord pour soulager les communautés affectées par les affrontements prolongés dans cette région des Grands Lacs.

Conditions indispensables au maintien de la paix

Le chef de la MONUSCO a néanmoins souligné plusieurs préalables essentiels pour garantir le respect crédible de la trêve.

Il a réclamé l'arrêt immédiat des opérations de drones offensifs, la cessation du brouillage et de l'usurpation des signaux GPS, ainsi que la liberté totale de mouvement pour le personnel des Nations unies.

L'accès sécurisé aux infrastructures aéroportuaires et à l'espace aérien constitue également une exigence fondamentale pour permettre à la mission d'accomplir efficacement ses tâches de protection des civils et de surveillance des hostilités.

Accords humanitaires et espoir de désescalade

Le représentant onusien a exprimé son attente quant à la coopération de l'ensemble des belligérants pour accélérer les prochains. Son déplacement vise à insuffler une nouvelle dynamique à la désescalade militaire et à redonner espoir aux habitants du Kivu.

Par ailleurs, un accord récent conclu le 19 avril entre Kinshasa et les rebelles prévoit la facilitation de l'aide humanitaire et la libération de détenus, ouvrant une perspective concrète d'apaisement dans ce conflit qui déstabilise l'est de la RDC depuis des années.


A lire également:

#James Swan
#MONUSCO
#République démocratique du Congo
#RDC
#Goma
#Nord-Kivu
#M23
#AFC
#cessez-le-feu
#ONU