Fracture du crâne d’une manifestante : un policier mis en examen à Marseille

La rédaction avec
18:0124/04/2026, Cuma
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La justice a identifié le policier qui avait fracassé le crâne d'Angelina en marge d’une manifestation Gilets jaunes en 2018 à Marseille.
Crédit Photo : @MrPropagande / X
La justice a identifié le policier qui avait fracassé le crâne d'Angelina en marge d’une manifestation Gilets jaunes en 2018 à Marseille.

Un policier a été mis en examen pour violences aggravées, soupçonné d’avoir fracturé le crâne d’une jeune femme lors d’une manifestation des Gilets jaunes à Marseille en 2018.

Selon la presse française, qui cite une confirmation du parquet, le fonctionnaire est suspecté d’avoir porté un coup de matraque à la victime alors qu’elle se trouvait au sol, provoquant une incapacité totale de travail supérieure à huit jours, avec plusieurs circonstances aggravantes, dont l’usage d’une arme et la qualité de dépositaire de l’autorité publique.

L’homme, aujourd’hui affecté aux renseignements territoriaux, a été placé sous contrôle judiciaire. La justice lui interdit notamment d’exercer des fonctions de police sur la voie publique.

Le parquet avait requis son placement en détention, mais le juge des libertés et de la détention a opté pour une mesure moins contraignante.

L’enquête, ouverte après les faits survenus le 8 décembre 2018 dans le centre de Marseille, a mobilisé de nombreux moyens selon Le Parisien. Les investigations ont conduit à la mise en cause d’une quinzaine de policiers dans l’agression d’Angelina, alors âgée de 19 ans, et de son compagnon. Les enquêteurs estiment désormais avoir identifié le principal suspect.

"Passage à tabac"

L’affaire avait suscité une vive émotion après la diffusion de photographies de la victime à l’hôpital, montrant de lourdes blessures à la tête. La jeune femme avait saisi l’Inspection générale de la police nationale (IGPN), déclenchant des investigations longues et complexes.
L’avocat de la victime, Brice Grazzini, cité par Le Parisien, a salué l’évolution du dossier, se disant
"satisfait qu’après huit années d’un combat acharné, les individus ayant participé à ce passage à tabac soient enfin identifiés et mis en examen"
. Il a également souligné le rôle de la justice dans la levée d’une
"omerta"
autour de ces faits, tout en rappelant la présomption d’innocence des personnes mises en cause.

Ce dossier s’inscrit dans un contexte plus large de controverses sur le maintien de l’ordre lors du mouvement des Gilets jaunes, marqué par de nombreuses accusations de violences policières.

Il relance également le débat sur les mécanismes de contrôle des forces de l’ordre et sur les délais judiciaires dans des affaires sensibles, alors que plusieurs procédures liées à cette période restent encore en cours.


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