
Quatre personnes ont été tuées samedi dans des frappes israéliennes au sud du Liban, selon les autorités locales. Plusieurs localités ont été visées par des tirs d’artillerie et des drones, illustrant la fragilité du cessez-le-feu en vigueur. Depuis début mars, l’escalade militaire a fait près de 2 500 morts et déplacé plus d’un million de personnes. Malgré l’annonce d’une prolongation de la trêve par les États-Unis, les violations se poursuivent sur le terrain, alimentant les craintes d’une reprise des hostilités à grande échelle.
Quatre personnes ont été tuées samedi dans des frappes israéliennes visant le sud du Liban, selon l’Agence nationale d’information (NNA) et le ministère libanais de la Santé.
L’armée israélienne a ciblé plusieurs zones, dont Qantara, Qusayr, Wadi Hassan, Yohmor al-Shaqif et Houla, à l’aide de tirs d’artillerie. Un drone israélien a également frappé une moto et un camion dans la localité de Yohmor al-Shaqif.
Frappes israéliennes meurtrières au sud du Liban
Le ministère de la Santé a confirmé que ces attaques ont fait quatre morts. Par ailleurs, l’armée israélienne poursuit la destruction de maisons à l’explosif dans la ville occupée de Khiam.
À Beyrouth, un drone israélien survole la capitale à basse altitude depuis les premières heures de la journée, selon des médias locaux.
Violations répétées du cessez-le-feu
Ces frappes interviennent dans un contexte de trêve fragile entre Israël et le Liban. Depuis le 2 mars, Israël mène des frappes aériennes intensives et une offensive terrestre dans le sud du pays, après une attaque transfrontalière du Hezbollah.
La région est en état d’alerte accrue depuis le lancement, le 28 février, d’une offensive aérienne américaine et israélienne contre l’Iran.
Selon les autorités libanaises, l’escalade militaire depuis début mars a causé près de 2 500 morts et déplacé plus d’un million de personnes.
Jeudi, le président américain Donald Trump a annoncé qu’Israël et le Liban avaient convenu de prolonger le cessez-le-feu de trois semaines, à l’issue d’un second cycle de négociations à la Maison-Blanche.
Une première trêve de dix jours avait été instaurée le 16 avril, mais elle a été à plusieurs reprises violée sur le terrain.









