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Politique béninoise: Talon fait des concessions 

La rédaction
20:01 - 29/11/2023 mercredi
Yeni Şafak

Le président du Bénin a invité lundi 27 novembre 2023 le principal parti d'opposition, Les Démocrates, à une partie d'échanges. Après quatre heures de discussion, Patrice Talon a accédé à quelques revendications de l'opposition conduite par son prédécesseur, Boni Yayi.

Patrice Talon, très détendu face à Boni Yayi a accepté l'audit du fichier électoral réclamé par les opposants. En 2026 la République du Bénin organise, pour la première fois de son histoire, les élections générales. Autrement dit, en 2026, le corps électoral béninois sera sollicité pour aller élire les parlementaires, les maires et conseillers municipaux, communaux et les conseillers locaux avant de porter finalement son choix sur celui qui présidera aux destinées du pays de Béhanzin de 2026 à 2031.


C'est fort de ces différents enjeux électoraux que l'opposition portée par l'ancien président, Boni Yayi, a commencé tôt par tirer la sonnette d'alarme. 


Le fichier électoral avec lequel Patrice Talon a été réélu en 2021 est le même qui a servi à élire les actuels députés en 2023. D'après les opposants notamment ceux du parti Les Démocrates, ce fichier électoral doit faire objet d'un audit international.

Patrice Talon a accédé à cette revendication de l'opposition béninoise. L'agence nationale d'identification des personnes (ANIP) chargée de l’état civil, soit la confection du fichier électoral sort de plus en plus des fichiers erronés et est dirigée par un étranger, plus précisément un Rwandais. 


Toujours compliqué !


Sur les questions qui fâchent, Patrice Talon est resté intraitable. La libération des détenus politiques en prison et le retour au bercail des exilés ne sont pas encore acquis. Le chef de l'État béninois a déclaré :


Je ne compte pas gracier Reckya Madougou.

Parlant ainsi de l'ancienne ministre de la Justice de Boni Yayi condamnée à 20 ans de prison pour financement du terrorisme, Patrice Talon reste ferme. Il ne veut pas qu'on associe le nom de l'ancienne garde des sceaux à la loi d'amnistie en préparation au parlement actuellement.


Par contre, il pourrait être flexible s'agissant du cas des étudiants emprisonnés pour des faits de violences électorales. Ils ont déjà perdu deux années universitaires.


En ce qui concerne les exilés politiques, le président Talon leur conseille de rentrer au pays pour répondre des faits qui leur sont reprochés par la justice. 

En définitive, les opposants du parti Les Démocrates ne sont pas sortis les mains vides du palais de la Marina suite à l'invitation de Patrice Talon.


Par
Romuald Vissoh

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