Trump s’attend à ce qu’un accord avec l’Iran prenne forme le mois prochain

La rédaction avec
10:0913/02/2026, Cuma
AA
Le président américain Donald Trump répond aux questions des journalistes après avoir fait une annonce dans la salle Roosevelt de la Maison Blanche à Washington, DC, le 12 février 2026.
Crédit Photo : SAUL LOEB / AFP
Le président américain Donald Trump répond aux questions des journalistes après avoir fait une annonce dans la salle Roosevelt de la Maison Blanche à Washington, DC, le 12 février 2026.

Le président américain Donald Trump a déclaré jeudi qu’un accord avec Iran pourrait être conclu d’ici le mois prochain, mettant en garde Téhéran contre les conséquences graves d’un échec des négociations.

Interrogé à la Maison-Blanche sur le calendrier envisagé, il a estimé qu’un accord pourrait être trouvé "dans le mois à venir", soulignant la nécessité d’agir rapidement.

Le président a insisté sur l’urgence d’un compromis, affirmant qu’en l’absence d’accord, la situation serait "très traumatique" pour l’Iran. Il a rappelé que Téhéran aurait dû accepter un accord plus tôt, évoquant les frappes américaines menées en juin dernier contre des installations nucléaires iraniennes, qu’il a qualifiées d’alternative lourde de conséquences.

Trump a également fait état d’une rencontre "très positive" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, précisant que, malgré les échanges, la décision finale lui revenait.

Selon lui, un accord jugé insuffisamment équitable entraînerait une période particulièrement difficile pour l’Iran.

À l’issue de cette réunion, le président américain a indiqué qu’aucune décision définitive n’avait été prise, si ce n’est la poursuite des discussions avec l’Iran afin d’évaluer la possibilité de finaliser un accord.

Il a ajouté que la question d’un éventuel arrêt des négociations n’avait pas été abordée avec Netanyahu et a affirmé sa volonté de dialoguer aussi longtemps que nécessaire.

Les États-Unis et l’Iran ont repris les discussions vendredi dernier à Oman, marquant la première rencontre depuis les attaques de juin et mettant fin à une interruption d’environ huit mois. D’autres cycles de négociations sont attendus, sans calendrier précis à ce stade.

Parallèlement, Washington a renforcé de manière significative sa présence militaire dans la région, déployant notamment un porte-avions depuis la mer de Chine méridionale, alors que Trump continue de souligner la nécessité d’un accord.

De son côté, l’Iran accuse les États-Unis et Israël de chercher des prétextes à une intervention militaire et à un changement de régime, avertissant qu’il répondrait à toute attaque, même limitée. Téhéran conditionne par ailleurs tout accord à la levée des sanctions économiques occidentales, en échange de restrictions sur son programme nucléaire.

La question de l’enrichissement de l’uranium demeure au cœur des désaccords. Washington exige l’arrêt de cette activité ainsi que le transfert à l’étranger de l’uranium hautement enrichi, une exigence que l’Iran juge inacceptable.

Les États-Unis souhaitent également élargir les discussions au programme balistique iranien et au soutien de Téhéran à des groupes armés régionaux, une perspective que l’Iran rejette, affirmant limiter les négociations à son seul programme nucléaire.


A lire également:



#Benjamin Netanyahu
#Donald Trump
#États-Unis
#Iran
#israel
#négociations
#accord nucléaire
#sanctions économiques
#enrichissement de l’uranium
#programme nucléaire iranien
#tensions régionales
#menaces militaires
#Maison-Blanche
#Israël
#Oman
#diplomatie
#frappes américaines
#présence militaire
#porte-avions USS Abraham Lincoln
#programme balistique iranien
#Moyen-Orient