
Le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme a mis en garde mercredi contre les récentes décisions d’Israël visant à élargir l’expropriation de terres en Cisjordanie occupée, estimant qu’elles portent atteinte au droit du peuple palestinien à l’autodétermination et risquent d’accentuer le processus d’annexion.
Volker Türk a déclaré que ces décisions, validées par le cabinet de sécurité israélien, s’inscrivent dans une série de mesures destinées à annexer des territoires palestiniens, en violation manifeste du droit international et du droit à l’autodétermination.
Selon lui, la mise en œuvre de ces mesures accélérerait la dépossession des Palestiniens, favoriserait leur transfert forcé et conduirait à la création de nouvelles colonies israéliennes illégales, tout en les privant de leurs ressources naturelles et en restreignant d’autres droits essentiels.
Le bureau des droits de l’homme a précisé que les mesures annoncées le 8 février prévoient l’extension de l’autorité civile israélienne aux zones A et B de la Cisjordanie, où certaines compétences relèvent normalement de l’Autorité palestinienne conformément aux accords d’Oslo. Elles autoriseraient également les autorités et des particuliers israéliens à acquérir des terres dans ces zones.
Le communiqué indique également que ces mesures retirent à l’Autorité palestinienne ses prérogatives en matière de planification et de construction dans certaines zones d’Hébron, notamment autour de la mosquée d’Ibrahim et du tombeau des Patriarches, et instaurent un contrôle administratif israélien sur le tombeau de Rachel à Bethléem.









