
Dans un entretien accordé à l’agence Anadolu, Aurore Katramiz, élue locale en Meurthe-et-Moselle, revient sur les attaques haineuses subies après la diffusion de sa photo sur les réseaux sociaux. Visée en raison de son apparence, elle a décidé de saisir la justice française. L’élue explique avoir rompu le silence pour éviter toute banalisation de ces violences. Au-delà de son cas personnel, elle appelle à préserver l’engagement citoyen et défend une République inclusive, alors que le climat politique se tend à l’approche des élections municipales.
Dans une interview accordée à l’agence Anadolu, Aurore Katramiz, élue locale en Meurthe-et-Moselle, a pris la parole après une vague d’attaques haineuses sur les réseaux sociaux. La diffusion de sa photo a déclenché de nombreux commentaires hostiles, visant son apparence et son engagement politique.
Face à cette situation, l’élue française voilée a décidé de saisir la justice. Elle explique que son silence initial pouvait être perçu comme une forme d’acceptation. “Le silence pouvait être interprété comme une acceptation”, confie-t-elle à l’agence Anadolu.
Une élue ciblée par des discours de haine en ligne
Les attaques, largement relayées sur les plateformes numériques, illustrent la persistance des discours de haine visant certains élus locaux. Aurore Katramiz souligne que ces violences verbales ne doivent pas devenir une norme dans le débat public. Selon elle, la liberté d’expression ne saurait justifier l’incitation à la haine ou la stigmatisation.
L’élue insiste sur la nécessité de protéger les responsables politiques, en particulier au niveau local, souvent en première ligne face aux tensions sociales. Sa démarche judiciaire vise aussi à rappeler le cadre légal qui encadre l’expression publique en France.
Défendre l’engagement citoyen à l’approche des municipales
Au-delà de son cas personnel, Aurore Katramiz exprime une inquiétude plus large. Elle redoute que ce type de campagnes haineuses décourage les citoyens de s’engager dans la vie publique. "Chacun a sa place au sein de notre République et dans la vie publique", affirme-t-elle.
À l’approche des élections municipales, elle appelle à un débat démocratique apaisé. L’élue souhaite que les générations futures puissent s’investir “sans barrière de culture, sans barrières sociales”. Une prise de position qui interroge la capacité de la démocratie française à résister durablement aux discours de haine.









