
L’Irak a transféré plus de 4 500 membres de l’organisation État islamique (Daech) depuis la Syrie vers des prisons irakiennes, en coordination avec la coalition internationale dirigée par les États-Unis, a annoncé jeudi un porte-parole militaire irakien.
Selon Sabah al-Numan, cette décision visait à empêcher ces détenus de s’évader des prisons syriennes et à éviter qu’ils ne deviennent une menace imminente pour la sécurité.
Il a précisé que cette initiative reposait sur une évaluation rigoureuse et des procédures soigneusement planifiées afin d’assurer leur transfert et leur incarcération en Irak sans incident.
Le responsable a souligné que l’opération s’est déroulée en étroite collaboration entre les autorités irakiennes et la coalition internationale anti-Daech. Il a assuré que les établissements pénitentiaires concernés sont entièrement sécurisés et placés sous l’autorité du ministère irakien de la Justice. Aucun cas d’évasion ni trouble disciplinaire n’y aurait été signalé.
Par ailleurs, le gouvernement irakien continue d’appeler les pays étrangers à rapatrier leurs ressortissants détenus pour appartenance à Daech.
Le porte-parole a exprimé l’espoir que davantage d’États prendront leurs responsabilités afin de clore ce dossier, qui demeure une source d’instabilité pour l’Irak et la Syrie, d’autant plus que les familles de nombreux membres de l’organisation sont toujours présentes sur le territoire syrien.
Bien que l’Irak ait proclamé la défaite de Daech fin 2017 après trois années de combats intenses, le groupe reste actif dans certaines régions du nord, de l’ouest et de l’est du pays. Il mène encore des attaques sporadiques, tandis que les forces irakiennes poursuivent leurs opérations sécuritaires et militaires pour éliminer les cellules résiduelles.









