
L’Iran a commencé à encaisser des recettes issues des droits de passage appliqués aux navires traversant le détroit d’Ormuz, une voie essentielle pour le transport mondial d’énergie, a indiqué jeudi le vice-président du Parlement, Hamidreza Haji Babaei.
Selon lui, les premiers montants collectés ont déjà été versés sur un compte de la Banque centrale, d’après des propos relayés par l’agence semi-officielle Tasnim.
Aucun responsable n’a toutefois précisé combien de navires s’en étaient déjà acquittés.
Début avril, le Wall Street Journal rapportait que l’Iran cherchait à renforcer son contrôle sur cette artère pétrolière majeure, exigeant notamment des navires qu’ils organisent à l’avance le règlement des droits de passage auprès du Corps des Gardiens de la révolution islamique, avec des paiements envisagés en cryptomonnaies ou en yuan chinois.
Quelques semaines plus tôt, l’agence ISNA évoquait un projet de loi visant à imposer officiellement ces frais aux pays dont les navires transitent par ce corridor maritime clé.
Le trafic dans le détroit d’Ormuz a été fortement perturbé depuis le début du conflit opposant les États-Unis et Israël à l’Iran le 28 février, ce qui a déstabilisé les marchés énergétiques mondiaux et alimenté les inquiétudes quant à des répercussions économiques durables.
Enfin, mardi, le président américain Donald Trump a annoncé la prolongation du cessez-le-feu avec l’Iran, à la demande du Pakistan, précisant qu’il resterait en vigueur jusqu’à la présentation par Téhéran d’une "proposition unifiée".









