Les Français sont indignés par les attaques de l’armée israélienne contre les symboles du christianisme

La rédaction avec
12:5323/04/2026, الخميس
AA
Une femme consulte sur son téléphone portable une publication sur les réseaux sociaux contenant une image qui semble montrer un soldat israélien en train de frapper une statue de Jésus-Christ dans le village chrétien de Debl, au sud du Liban, à Beyrouth, le 20 avril 2026.
Crédit Photo : ANWAR AMRO / AFP
Une femme consulte sur son téléphone portable une publication sur les réseaux sociaux contenant une image qui semble montrer un soldat israélien en train de frapper une statue de Jésus-Christ dans le village chrétien de Debl, au sud du Liban, à Beyrouth, le 20 avril 2026.

Des Français, estimant que le fait qu’un soldat israélien ait endommagé une statue de Jésus au Liban relève d’un "manque de respect", ont rappelé que les bombardements et destructions menés par l’armée israélienne à Gaza et au Liban constituent des enjeux bien plus graves.

Depuis les attaques israéliennes contre la bande de Gaza à partir d’octobre 2023, plusieurs sites archéologiques, musées, ainsi que des édifices religieux et historiques ont été touchés.

D’après les données de l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO), basée à Paris, 164 sites culturels de Gaza ont été endommagés entre le 7 octobre 2023 et le 24 mars 2026.

Avec la reprise d’offensives intensives d’Israël au Liban, l’UNESCO est également intervenue afin de protéger le patrimoine culturel du pays. Dans une déclaration publiée le 1er avril, l’organisation a indiqué que 39 biens culturels libanais avaient été placés temporairement sous protection renforcée.

Par ailleurs, des images diffusées sur les réseaux sociaux montreraient un soldat israélien en train de détruire une statue de Jésus à Deyr Seryan, dans le sud du Liban occupé par l’armée israélienne. Leur large diffusion a suscité de nombreuses réactions, notamment dans les milieux chrétiens.

À Saint-Denis, en banlieue parisienne, plusieurs habitants interrogés par Anadolu ont exprimé leur indignation face à cet acte attribué au soldat ainsi qu’aux destructions attribuées à l’armée israélienne au Liban et à Gaza.


"Ils attaquent notre foi"

Le prêtre Yves C., rencontré devant la basilique de Saint-Denis, a réagi à la destruction de la statue de Jésus en déclarant:
"La destruction de cette statue me peine, car ils attaquent notre foi, ils attaquent Jésus qui nous apporte la joie."
Il a estimé qu’il n’existe aucune justification pour s’en prendre à des objets religieux ou liés au culte, ajoutant:
"Le Liban a une tradition chrétienne, donc cela doit être difficile à vivre pour eux (les Libanais)."


"Une partie d’un processus de destruction général"

La professeure de philosophie Souad K. a qualifié la destruction de la statue de
"partie d’un processus de destruction général"
qu’elle dit observer depuis le début, y voyant un manque de respect envers une culture différente.

Elle a également insisté sur ce qui la choque le plus: les pertes civiles et la dégradation des conditions de vie, affirmant qu’à Gaza, non seulement les lieux religieux et culturels ont été détruits, mais aussi les infrastructures de base comme les réseaux d’assainissement.

À propos des opérations israéliennes à Gaza, elle a déclaré:
"C’est un nettoyage ethnique."

Sofia K., habitante de Saint-Denis, a également jugé grave la destruction de la statue de Jésus, estimant que les images provenant du Liban et de Gaza sont particulièrement choquantes. Elle a ajouté que, selon elle, ces actes relèvent de la responsabilité d’Israël et devraient être sanctionnés par le droit international.


A lire également:



#Français
#Gaza
#israël
#Liban
#France
#soldats israéliens
#statue de Jésus
#manque de respect
#destructions
#bombardements
#armée israélienne
#patrimoine culturel
#UNESCO
#sites archéologiques
#réactions
#Saint-Denis
#liberté religieuse
#civils
#droit international
#patrimoine religieux