
Abdallah Zekri, président de l’Observatoire national de lutte contre l’islamophobie et recteur de la mosquée de la Paix à Nîmes, dénonce l’initiative du recteur de la Grande Mosquée de Paris visant à établir un "code de bonne conduite" pour les musulmans de France et d’Occident. Il critique la présence de personnalités qu’il qualifie d’islamophobes dans ce projet et appelle à un réexamen immédiat afin de préserver la dignité, la liberté et la crédibilité des musulmans de France.
Les musulmans n'ont nul besoin d'être éduqués par des personnes hostiles
"Faute morale grave"
Rappelons que le recteur a déjà pris des décisions controversées, qui ont suscité incompréhension et inquiétude :
- Il a maintenu des liens étroits avec le grand rabbin Haim Korsia, qui a publiquement justifié les actions de l’armée israélienne à Gaza.
- Il a déclaré que "le voile ne devrait pas exister en France", rejoignant ainsi des positions politiques qui ont contribué à accentuer la pression et le harcèlement sur les femmes portant le voile.
Enfin, il convient de préciser que notre critique ne concerne que l’individu à la tête de l’institution et non la Grande Mosquée de Paris elle-même, que nous avons toujours défendue depuis l’époque de Cheikh Abbes, Tedjini Haddam et Dalil Boubakeur. L’actuel recteur, arrivé grâce à des relations personnelles et dépourvu de formation religieuse ou théologique, a progressivement isolé l’institution et provoqué le rejet de nombreuses mosquées et de responsables algériens.
Appel à la vigilance
Il est plus que temps d'arrêter de tordre le cou aux divers préceptes de la religion musulmane dans le but de plaire ou de recevoir l'approbation de telle ou telle autorité ou courant d'idées dit moderniste. Une attitude, du reste, sans égale chez les responsables des autres cultes existants en France.
Abdallah Zekri,
Président de l’Observatoire national de lutte contre l’islamophobie
Recteur de la mosquée de la Paix (Nîmes)









