Italie: démissions en cascade après un nouvel échec en qualifications du Mondial

La rédaction
12:006/04/2026, lundi
Yeni Şafak
Le sélectionneur de l’Italie Gennaro Gattuso (g) et le chef de délégation Gianluigi Buffon ont  quitté leur post après avoir échoué à qualifier les Azzurri pour la Coupe du monde, a annoncé la Fédération italienne de football (FIGC) le 3 avril 2026.
Crédit Photo : Stefano Rellandini / AFP
Le sélectionneur de l’Italie Gennaro Gattuso (g) et le chef de délégation Gianluigi Buffon ont quitté leur post après avoir échoué à qualifier les Azzurri pour la Coupe du monde, a annoncé la Fédération italienne de football (FIGC) le 3 avril 2026.

L’élimination de l’Italie face à la Bosnie-Herzégovine en barrages du Mondial 2026 a déclenché une crise majeure. En quelques jours, le président de la FIGC Gabriele Gravina, Gianluigi Buffon et le sélectionneur Gennaro Gattuso ont démissionné. Cet échec marque la troisième absence consécutive de la Nazionale en Coupe du monde. Au-delà du choc sportif, les conséquences économiques et structurelles sont importantes. Le football italien est confronté à une remise en question profonde, avec une reconstruction urgente à engager.

Crise historique du football italien


Le football italien traverse une crise majeure. En l’espace de quelques jours, plusieurs figures clés ont quitté leurs fonctions après l’élimination de l’Italie face à la Bosnie-Herzégovine en barrages de qualification pour la Coupe du monde 2026.


Battue aux tirs au but (1-1 a.p., 4-1 t.a.b.) le 31 mars 2026 à Zenica, la Nazionale enregistre un troisième échec consécutif dans sa quête de qualification. Après les absences en 2018 et 2022, l’Italie manquera une nouvelle fois le Mondial.


Ce revers a provoqué une onde de choc sans précédent dans un pays où le football reste un pilier culturel. La presse italienne évoque une
"crise systémique"
du calcio.

Une série de démissions au sommet de la FIGC


La défaite face à la Bosnie-Herzégovine a déclenché une réaction en chaîne au sein de la Fédération italienne de football (FIGC).


Le président
Gabriele Gravina
a annoncé sa démission, tout comme
Gianluigi Buffon
, chef de délégation. Dans la foulée, le sélectionneur
Gennaro Gattuso
a quitté son poste
"d’un commun accord".

Le ministre des Sports Andrea Abodi avait auparavant appelé publiquement à une refondation totale du système.


Cette succession rapide illustre l’ampleur de la crise institutionnelle.


Un bilan contrasté pour Gravina


À la tête de la FIGC depuis 2018, Gabriele Gravina laisse un héritage en demi-teinte. Sous sa présidence, l’Italie a remporté l’Euro 2021, mais a échoué à se qualifier pour trois Coupes du monde consécutives.


Dans un communiqué, il a reconnu que
"le principal objectif reste manqué"
, en référence à la qualification pour le Mondial.

Gianluigi Buffon, figure emblématique du football italien, occupait un rôle stratégique depuis 2023. Son départ marque la fin d’une transition post-génération dorée.


De son côté, Gennaro Gattuso, nommé en 2025, n’a pas réussi à redresser la sélection. Malgré son statut de champion du monde 2006, son passage reste marqué par cet échec.


Un impact économique important


L’absence à la
Coupe du monde 2026
représente un manque à gagner significatif. La FIGC pourrait perdre environ 6,6 millions d’euros, sans compter les primes FIFA et les revenus liés aux droits télévisés.

Les diffuseurs comme la Rai ou DAZN sont également touchés par cette non-qualification, avec des pertes indirectes importantes.


Une crise structurelle profonde du calcio


Pour de nombreux observateurs, cette situation dépasse le simple cadre sportif. Le football italien souffre de problèmes structurels depuis plusieurs années.


Le manque d’investissements dans la formation, la fuite des jeunes talents et une gouvernance jugée rigide sont régulièrement pointés du doigt.


Les infrastructures vieillissantes et l’absence de vision stratégique à long terme aggravent également la situation.


Quelle reconstruction pour l’Italie ?


Une assemblée extraordinaire est prévue le 22 juin à Rome pour élire un nouveau président de la FIGC. Plusieurs noms circulent, dont celui de Giovanni Malagò.


La reconstruction s’annonce complexe. L’Italie risque de manquer une quatrième Coupe du monde en 2030 si des réformes profondes ne sont pas engagées rapidement.


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