
L'inflation américaine a atteint 4,2% sur un an en mai, contre 2,4% avant le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient, entraînant une érosion du pouvoir d'achat des ménages, selon les données officielles publiées mercredi.
La guerre au Moyen-Orient comme catalyseur
Selon les données publiées mercredi, l'indice officiel des prix à la consommation (CPI) est ressorti à 4,2% sur un an au mois de mai, un niveau inégalé depuis avril 2023.
Cette accélération spectaculaire intervient dans la foulée des premiers bombardements israélo-américains contre l'Iran le 28 février, qui ont fait basculer la région dans une crise majeure.
Par ailleurs, Téhéran a répliqué en bloquant le trafic d'hydrocarbures dans le détroit d'Ormuz, propulsant les cours du pétrole et dérivés comme le plastique et les engrais à des niveaux record.
Cette rupture de tendance illustre l'impact immédiat des tensions géopolitiques sur l'économie américaine, tandis que la facture énergétique des ménages connaît une envolée sans précédent.
Erosion du pouvoir d'achat
En parallèle, les salaires n'ont progressé que de 3,4% sur la période, selon un rapport publié la semaine dernière, creusant ainsi l'écart avec l'inflation ressentie par les consommateurs.
Les Américains voient donc leur pouvoir d'achat se réduire mécaniquement, une question devenue centrale dans la campagne électorale en vue des élections de mi-mandat prévues en novembre.
Les billets d'avion ont vu leurs tarifs exploser de 26,7%, tandis que l'entretien automobile (+6,1%) et les soins hospitaliers (+5,7%) pèsent lourd sur les budgets.
Attente d'un accord avec Téhéran
Le gouvernement Trump tente depuis des semaines de rassurer l'opinion en assurant que les répercussions économiques de la guerre demeureront temporaires. L'administration s'efforce activement de conclure un accord avec l'Iran pour rouvrir le détroit d'Ormuz et mettre fin durablement au conflit, impopulaire sur le sol américain.










