
Lesley Groff, ancienne collaboratrice de Jeffrey Epstein, a témoigné mardi devant la commission de surveillance de la Chambre des représentants américaine qu'elle ignorait les crimes de son employeur, le décrivant comme un maître manipulateur, selon des sources concordantes.
Une défense fondée sur l'ignorance
Selon des sources concordantes, Lesley Groff a déclaré mardi devant la commission de surveillance de la Chambre des représentants américaine qu'elle ignorait les crimes de Jeffrey Epstein, décrivant ce dernier comme un maître manipulateur ayant dissimulé ses abus à son entourage.
Dans sa déclaration liminaire, elle a employé la métaphore du Dr Jekyll et de Mr Hyde pour expliquer qu'elle n'avait jamais été autorisée à voir le véritable visage de son employeur, ajoutant qu'elle aurait quitté son poste immédiatement si elle avait eu connaissance de la nature criminelle de ces activités.
Compassion pour les victimes et isolement personnel
Par ailleurs, elle a assuré que les réservations se faisaient par de brèves conversations téléphoniques et qu'on ne lui avait jamais indiqué que les femmes étaient mineures ou victimes d'abus, précisant qu'Epstein et Ghislaine Maxwell l'avaient délibérément tenue à distance de leurs relations professionnelles et sociales les plus intimes.
S'adressant directement aux victimes, elle a exprimé sa compassion en affirmant que son cœur était brisé pour ces femmes et qu'elle les croyait pleinement.
De plus, elle a indiqué faire face depuis son arrestation à un isolement social sévère, à des menaces de mort répétées et à un harcèlement soutenu visant sa famille, tout en maintenant qu'Epstein ne l'avait jamais agressée personnellement.
Des contradictions relevées par les victimes et les élus
Toutefois, plusieurs victimes et élus ont vigoureusement contesté sa version des faits.
Le président républicain de la commission, James Comer, a qualifié le témoignage de très complet, tout en notant publiquement que certaines déclarations de Mme Groff divergeaient sensiblement des récits établis par les victimes.
Les connexions avec Donald Trump
En outre, le député Lynch a indiqué que Groff avait organisé plusieurs appels téléphoniques entre Donald Trump et Epstein avant que ce dernier n'accède à la présidence des États-Unis, sans toutefois préciser la période exacte de ces échanges.
Elle a déclaré qu'elle n'avait connaissance d'aucun employé du club Mar-a-Lago se rendant au domicile d'Epstein. Elle a également affirmé qu'Epstein lui avait fait croire qu'il avait été victime de chantage et piégé après être devenu un criminel sexuel reconnu, cherchant ainsi à justifier sa conduite déviante.
Un rôle clé dans l'organisation
Employée d'Epstein à partir de 2001, Groff gérait son agenda, ses déplacements et ses communications quotidiennes. Des victimes l'ont identifiée comme un interlocuteur central dans l'organisation des massages que Epstein aurait utilisés pour faciliter ses abus systématiques.
Bien qu'elle ait été mentionnée comme potentielle co-conspiratrice dans l'accord de non-poursuite de 2008, ses avocats ont indiqué en 2021 qu'elle ne ferait pas l'objet de poursuites pénales, maintenant qu'elle n'avait jamais été témoin de quoi que ce soit d'inapproprié ou d'illégal durant ses années de service.











