
Les régions Occitanie et Provence-Alpes-Côte d'Azur ainsi que les syndicats CFDT, CGT et FO ont alerté le Premier ministre sur le risque de liquidation de Fibre Excellence, propriétaire des deux dernières usines françaises de pâte à papier, selon un courrier commun.
L'alerte des élus et syndicats
Dans un courrier adressé mardi au Premier ministre, les présidents des régions Occitanie et Provence-Alpes-Côte d'Azur ainsi que les syndicats CFDT, CGT et FO ont demandé une intervention rapide des pouvoirs publics.
Une entreprise en redressement judiciaire
Placée en redressement judiciaire le 27 avril après s'être déclarée en cessation de paiements mi-avril, Fibre Excellence dispose d'une période d'observation de six mois pour trouver un repreneur.
Menaces sur l'emploi et la production
La disparition du groupe mettrait en péril une filière représentant plus de 10 000 emplois selon les élus et organisations syndicales.
Cette production sert notamment à la fabrication de papiers, mouchoirs et emballages, tandis que la fermeture des sites créerait un vide industriel majeur dans la chaîne d'approvisionnement nationale.
Les conditions d'une reprise
Une offre de reprise portée par l'équipe dirigeante actuelle est actuellement à l'étude, mais elle reste conditionnée à plusieurs engagements attendus de l'État.
Le gouvernement avait proposé une augmentation de 20 % de ce tarif dans le cadre des négociations engagées avec l'entreprise.
L'échéance du 17 juin
Les signataires du courrier estiment que les arbitrages attendus doivent être finalisés avant le 17 juin, date à laquelle le tribunal de commerce de Toulouse doit examiner les offres de reprise éventuelles.
En outre, cette échéance est considérée comme déterminante pour l'avenir du dernier producteur français de pâte à papier et de ses deux sites industriels. Selon la même source, l'absence de décision favorable d'ici là rendrait probable la cessation définitive de l'activité.











