
Au moins 264 053 personnes ont été sinistrées à Madagascar après le passage du cyclone tropical intense Gezani, qui a frappé le nord-est de l’île le 10 février avec des vents dépassant les 195 km/h, selon un bilan provisoire publié par le Bureau national de gestion des risques et des catastrophes.
Dans un communiqué publié vendredi, la France a présenté ses condoléances aux familles des victimes et exprimé sa solidarité envers le peuple et le gouvernement malgaches. Paris a indiqué poursuivre l’acheminement de biens humanitaires et le déploiement d’experts par l’intermédiaire du Centre de crise et de soutien du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères et des services de l’État basés à La Réunion.
Selon l’Organisation internationale pour les migrations, des milliers d’habitants ont été contraints de fuir leurs habitations dans le nord-est du pays en raison des inondations et des destructions provoquées par le cyclone. La majorité des déplacés est accueillie dans 28 centres d’évacuation répartis dans 16 districts et quatre régions, notamment dans des écoles et des bâtiments communautaires.
Face à l’ampleur des destructions, le gouvernement malgache a décrété l’état de sinistre national lors d’un Conseil des ministres par visioconférence tenu tard dans la soirée du 11 février. Le chef de l’État, Michaël Randrianirina, en déplacement à Toamasina depuis le 10 février, a lancé un appel à la solidarité nationale et au soutien des partenaires internationaux.
Le cyclone Gezani intervient environ une semaine après le passage de Fytia, qui avait déjà provoqué d’importantes inondations et des dégâts matériels dans le nord-ouest du pays. Il s’agit du deuxième cyclone tropical à frapper Madagascar depuis le début de la saison cyclonique en novembre.









