Préférence nationale pour le commerce de détail: les Burkinabè s’en félicitent

La rédaction
17:0028/02/2026, samedi
MAJ: 26/02/2026, jeudi
Yeni Şafak

Au BurkinaFaso le commerce de détail est désormais réservé aux nationaux et aux pays africains appliquant la réciprocité. Objectif : protéger les emplois, structurer le marché et renforcer la souveraineté alimentaire.

Le 12 février 2026, en conseil des ministres, le gouvernement du Burkina Faso a pris un décret pour modifier les conditions du commerce de détail.

Désormais ce secteur d’activité est exclusivement réservé aux nationaux, aux ressortissants de la Confédération des Etats du Sahel (AES) et des autres pays africains accordant la réciprocité aux citoyens burkinabè.

Pour le gouvernement du président Ibrahim Traoré, cette décision permettra de protéger les acteurs nationaux, de garantir une régulation efficace du marché intérieur, de mieux organiser le commerce de distribution et le commerce de détail avec comme objectif de renforcer la souveraineté alimentaire.

En plus de cela, le gouvernement burkinabè a pris un autre décret pour interdire aussi, les achats bord champ aux étrangers. Selon Ouagadougou cette mesure vise elle à
"protéger les emplois, d’organiser les circuits de commercialisation, de protéger les intérêts des producteurs tout en assurant une concurrence saine et loyale"
.
Dans les rues de Ouagadougou, ces décisions sont accueillies avec beaucoup de satisfaction. Youssouf Kaboré, un citoyen burkinabé salue cette mesure et trouve qu’elles ne ciblent personne.
"Ce sont des décisions prises pour réglementer le secteur du commerce afin que tous ceux qui veulent investir au Burkina puissent le faire et que chacun puisse savoir le champ d’action où il pourra mener ses activités afin que toutes les parties prenantes puissent gagner"
, commente-il.
Pour le juriste fiscaliste Roselyn Ouédraogo, le gouvernement burkinabè a opté pour des
"mesures protectionnistes"
. Il rappelle que l’ancien texte qui a été abrogé était
"nationaliste et protectionniste"
qui visait à protéger les ressortissants de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO).

Mais selon lui, comme le Burkina Faso, n’est plus dans la Cedeao, il fallait revoir ce texte pour prendre en compte ce changement. Il estime que la nouvelle mesure permet de consolider les emplois des burkinabè, très souvent peu qualifiés, qui sont dans le commerce de détail.

Par
Guillaume Kéré

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