
L'ancien chef de l'État français purgera désormais sa peine hors des murs pénitentiaires. Le magistrat parisien a validé l'aménagement de sa condamnation à six mois ferme sans bracelet électronique. Cette décision intervient après l'échec de sa tentative de fusionner cette peine avec celle de l'affaire des écoutes.
Une décision judiciaire majeure
Le tribunal judiciaire de Paris a autorisé la remise en liberté sous contrôle de l'ancien président républicain.
À compter du 7 mai prochain, l'homme politique de 71 ans bénéficiera d'un aménagement de peine lui permettant d'éviter l'incarcération ainsi que la surveillance électronique. Cette ordonnance rendue ce mardi valide la demande présentée par ses défenseurs.
Échec de la fusion des condamnations
Cette issue favorable fait suite au refus opposé le 9 mars dernier à sa requête de confusion des peines. Nicolas Sarkozy souhaitait faire absorber cette condamnation par celle prononcée dans l'affaire des écoutes téléphoniques.
Face au rejet de cette procédure par le juge, il a préféré renoncer à tout recours contentieux et solliciter directement une libération conditionnelle.
Antécédents judiciaires
Par ailleurs, l'affaire dite Bismuth l'a vu condamné pour corruption à trois ans d'emprisonnement, dont douze mois avec suivi électronique. Ce dispositif de surveillance avait cessé en mai 2025 après une première mise en liberté anticipée.
Contentieux du financement étranger
Parallèlement, le fondateur de l'UMP doit répondre devant la cour d'appel capitale des accusations de financement illégal par des fonds libyens lors de l'élection présidentielle de 2007.
Déjà sanctionné en première instance par une peine de cinq ans pour association de malfaiteurs et détention provisoire de vingt jours à la Santé, il comparaît libre sous contrôle judiciaire jusqu'au terme des débats prévu le 27 mai.










