Le président iranien Massoud Pezeshkian.
Le président iranien Massoud Pezeshkian a conditionné la réouverture complète du détroit d'Ormuz à la levée du blocus maritime imposé par les États-Unis, lors d'un entretien téléphonique avec son homologue français Emmanuel Macron mercredi soir, a rapporté la présidence iranienne.
Selon un communiqué officiel, les deux dirigeants ont échangé sur les derniers développements régionaux, le processus de négociation sur le nucléaire iranien ainsi que la situation sécuritaire dans le détroit d'Ormuz, au cœur des tensions entre Téhéran et Washington.
Violations du cessez-le-feu au Liban
Tout en saluant l’approche française fondée sur le dialogue diplomatique, Massoud Pezeshkian a vivement critiqué Israël, l’accusant de violations répétées du cessez-le-feu au Liban.
"Ce régime n'a en aucun cas respecté les engagements du cessez-le-feu",
a déclaré le président iranien, estimant que dans ce contexte, il était naturel que la Résistance islamique du Liban agisse pour
"la défense de son pays et de son peuple"
face à ce qu’il a qualifié d’inaction de la communauté internationale.
Le chef de l’État iranien est également revenu sur les précédents cycles de négociations avec les États-Unis, dénonçant des
de Washington.
Accusant les États-Unis de
et de violations du droit international à travers le blocus et le détournement de navires iraniens, Pezeshkian a affirmé que
"toute négociation concernant la réouverture complète du détroit d'Ormuz nécessite la levée du blocus maritime imposé par les États-Unis"
.
Téhéran se dit prêt à poursuivre la diplomatie
Concernant les discussions menées sous médiation pakistanaise, l’Iran a indiqué rester disposé à poursuivre la voie diplomatique, à condition d’obtenir des garanties contre toute répétition d’actes hostiles et dans le respect des engagements américains.
De son côté, Emmanuel Macron a lié le retour à la stabilité dans le détroit d'Ormuz aux négociations en cours sur le programme nucléaire iranien, les missiles balistiques et les questions régionales.
"Toutes les parties doivent lever le blocus du détroit, sans délai et sans conditions"
, a écrit le président français, précisant avoir invité son homologue iranien à
d’une sécurisation durable de cette voie maritime stratégique pour le commerce mondial.
Un détroit stratégique au centre des tensions
Depuis le début de la guerre déclenchée par les États-Unis et Israël contre l’Iran le 28 février, Téhéran maintient un contrôle renforcé sur le détroit d’Ormuz, passage clé pour le transport mondial d’hydrocarbures.
Cette situation a été suivie par l’imposition d’un blocus naval américain le 13 avril, perturbant fortement les flux énergétiques internationaux, notamment vers les marchés asiatiques.
Washington et Téhéran ont déjà tenu plusieurs cycles de discussions à Islamabad sous médiation pakistanaise, sans parvenir à un accord durable.
Ces pourparlers avaient été engagés après un cessez-le-feu de deux semaines conclu le 8 avril sous l’égide du Pakistan, puis prolongé par le président américain Donald Trump.
Malgré les efforts diplomatiques en cours pour organiser une nouvelle série de négociations, plusieurs points de désaccord majeurs subsistent, notamment le statut du détroit d’Ormuz, le blocus américain visant les ports iraniens ainsi que la question du programme d’enrichissement d’uranium iranien.
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