
Des chars israéliens ont bombardé la région de Jamla, dans la province de Daraa, au sud de la Syrie, selon Alikhbaria TV. Aucune réaction officielle syrienne n’a été signalée immédiatement. Ces frappes s’inscrivent dans une série d’opérations quasi quotidiennes menées par Israël dans le sud syrien, notamment à Quneitra et Daraa. Depuis la chute de Bachar al-Assad en 2024, Israël a renforcé sa présence dans la zone tampon du Golan. Des habitants dénoncent des violations répétées qui entravent la stabilisation économique et sécuritaire du pays.
Des bombardements signalés autour de Jamla
Des chars israéliens ont bombardé vendredi la province de Daraa, dans le sud de la Syrie, selon des informations rapportées par la chaîne Alikhbaria TV.
La localité de Jamla, située dans la campagne occidentale de Daraa, aurait été directement ciblée. La chaîne indique que des unités blindées israéliennes ont pilonné la zone, sans fournir davantage de précisions sur l’ampleur des dégâts ou d’éventuelles victimes.
À 18h55 GMT, les autorités syriennes n’avaient pas encore réagi à ces informations.
Intensification des opérations israéliennes dans le sud syrien
Les forces israéliennes mènent régulièrement des opérations sur le territoire syrien. Elles effectuent des incursions terrestres dans les zones rurales de Quneitra et de Daraa.
Selon plusieurs témoignages locaux, ces opérations incluent des arrestations de civils. Des checkpoints sont également installés pour fouiller et interroger les habitants. Des terres agricoles auraient aussi été endommagées.
Israël occupe une grande partie du plateau du Golan syrien depuis 1967. Après la chute du régime de Bachar al-Assad en décembre 2024, Tel-Aviv a annoncé la fin de l’accord de désengagement signé en 1974. L’armée israélienne s’est ensuite déployée dans la zone tampon.
Des habitants estiment que ces opérations répétées compromettent la stabilisation du pays. Elles freinent aussi les efforts du gouvernement syrien pour attirer des investissements et relancer l’économie.









