
Israël a intensifié dimanche ses frappes au Liban, visant notamment Beyrouth et sa banlieue sud, tandis que la menace d’attaques sur le principal poste-frontière avec la Syrie a conduit à sa fermeture, accentuant l’impact du conflit sur les infrastructures civiles et les déplacements.
Dans la capitale, plusieurs frappes ont été signalées, dont l’une à proximité de l’hôpital Rafic Hariri, principal établissement public du pays, situé dans le quartier de Jnah.
Selon des sources médicales, une cible a été touchée à une centaine de mètres de l’hôpital, tandis qu’un immeuble du même secteur a été détruit après un avertissement préalable.
Fermeture du poste-frontière de Masnaa, axe vital régional
Parallèlement, le poste-frontière de Masnaa, principal point de passage terrestre entre le Liban et la Syrie, a été fermé après des menaces israéliennes de frappes imminentes.
L’armée israélienne accuse le Hezbollah d’utiliser ce passage à des fins militaires. Côté libanais, le site a été évacué, tandis que du côté syrien, les installations de Jdeidet Yabous étaient presque désertes, avec seulement quelques agents présents.
Cette fermeture perturbe fortement les échanges commerciaux et les flux de circulation, Masnaa constituant la principale voie terrestre reliant le Liban au reste de la région.
Un bilan humain en hausse et des déplacements massifs
Dans le sud du Liban, les frappes israéliennes se poursuivent avec des conséquences humaines lourdes. Selon le ministère libanais de la Santé, sept personnes, dont une fillette de quatre ans, ont été tuées à Kfar Hatta.
Six membres d’une même famille, déjà déplacée d’une zone plus au sud, ont été tués alors qu’ils attendaient leur évacuation, selon la Défense civile. Un autre corps a été retrouvé sous les décombres. Des habitations ont été largement détruites dans cette localité.
Dans ce contexte, le Hezbollah a revendiqué le tir d’un missile de croisière contre un navire de guerre israélien au large du Liban, une information que l’armée israélienne a indiqué ne pas être en mesure de confirmer.
Appel à des négociations pour éviter une aggravation
Face à la détérioration rapide de la situation, le président libanais Joseph Aoun a appelé à l’ouverture de négociations directes avec Israël afin d’éviter une aggravation du conflit.
Ces développements interviennent alors que l’armée israélienne poursuit son avancée dans le sud du Liban, intensifiant les destructions et renforçant les craintes d’un élargissement durable du conflit régional.










