Israël poursuit ses frappes, paralyse le principal passage entre le Liban et la Syrie

La rédaction avec
16:005/04/2026, Pazar
MAJ: 5/04/2026, Pazar
AFP
Israël a intensifié ses frappes au Liban, visant Beyrouth et le sud du pays, avec des pertes civiles et des destructions importantes. La menace d’attaques a conduit à la fermeture du poste-frontière stratégique de Masnaa avec la Syrie, perturbant les échanges régionaux.
Crédit Photo : Mohamed Yassine / X
Israël a intensifié ses frappes au Liban, visant Beyrouth et le sud du pays, avec des pertes civiles et des destructions importantes. La menace d’attaques a conduit à la fermeture du poste-frontière stratégique de Masnaa avec la Syrie, perturbant les échanges régionaux.

Israël a intensifié dimanche ses frappes au Liban, visant notamment Beyrouth et sa banlieue sud, tandis que la menace d’attaques sur le principal poste-frontière avec la Syrie a conduit à sa fermeture, accentuant l’impact du conflit sur les infrastructures civiles et les déplacements.

Dans la capitale, plusieurs frappes ont été signalées, dont l’une à proximité de l’hôpital Rafic Hariri, principal établissement public du pays, situé dans le quartier de Jnah.

Selon des sources médicales, une cible a été touchée à une centaine de mètres de l’hôpital, tandis qu’un immeuble du même secteur a été détruit après un avertissement préalable.

Des bombardements ont également visé la banlieue sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah, largement évacuée par ses habitants. L’armée israélienne a indiqué cibler des
"infrastructures du Hezbollah".

Fermeture du poste-frontière de Masnaa, axe vital régional

Parallèlement, le poste-frontière de Masnaa, principal point de passage terrestre entre le Liban et la Syrie, a été fermé après des menaces israéliennes de frappes imminentes.

L’armée israélienne accuse le Hezbollah d’utiliser ce passage à des fins militaires. Côté libanais, le site a été évacué, tandis que du côté syrien, les installations de Jdeidet Yabous étaient presque désertes, avec seulement quelques agents présents.

Les autorités syriennes ont assuré que ce poste-frontière était
"exclusivement réservé à un usage civil"
et ont annoncé la suspension temporaire de la circulation pour des raisons de sécurité.

Cette fermeture perturbe fortement les échanges commerciaux et les flux de circulation, Masnaa constituant la principale voie terrestre reliant le Liban au reste de la région.

Un bilan humain en hausse et des déplacements massifs

Dans le sud du Liban, les frappes israéliennes se poursuivent avec des conséquences humaines lourdes. Selon le ministère libanais de la Santé, sept personnes, dont une fillette de quatre ans, ont été tuées à Kfar Hatta.

Six membres d’une même famille, déjà déplacée d’une zone plus au sud, ont été tués alors qu’ils attendaient leur évacuation, selon la Défense civile. Un autre corps a été retrouvé sous les décombres. Des habitations ont été largement détruites dans cette localité.

Depuis le début de l’escalade le 2 mars, les frappes ont fait plus de 1 400 morts, dont 126 enfants, et provoqué le déplacement de plus d’un million de personnes.

Dans ce contexte, le Hezbollah a revendiqué le tir d’un missile de croisière contre un navire de guerre israélien au large du Liban, une information que l’armée israélienne a indiqué ne pas être en mesure de confirmer.

Appel à des négociations pour éviter une aggravation

Face à la détérioration rapide de la situation, le président libanais Joseph Aoun a appelé à l’ouverture de négociations directes avec Israël afin d’éviter une aggravation du conflit.

"Pourquoi ne pas négocier pour arrêter ces tragédies (...) sauver ce qui reste de maisons qui n'ont pas encore été détruites ?",
a-t-il déclaré.

Ces développements interviennent alors que l’armée israélienne poursuit son avancée dans le sud du Liban, intensifiant les destructions et renforçant les craintes d’un élargissement durable du conflit régional.

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