
Plus de 27 000 personnes se sont vu refuser l’entrée dans l’Union européenne depuis la mise en place progressive, en octobre, du nouveau système automatisé de contrôle aux frontières, dont environ 700 identifiées comme représentant une menace pour la sécurité, a annoncé la Commission européenne.
Selon l’exécutif européen, ce système d’entrée-sortie (EES), désormais pleinement opérationnel, a enregistré plus de 52 millions de passages aux frontières extérieures de l’UE depuis son introduction.
Il concerne les ressortissants de pays tiers, c’est-à-dire les personnes ne disposant pas de la nationalité d’un des 27 États membres de l’UE ni de celle de pays associés à l’espace Schengen, comme l’Islande, la Norvège, le Liechtenstein ou la Suisse. Il s’applique aux séjours de courte durée, limités à 90 jours sur une période de 180 jours.
Moderniser la gestion des frontières
D’après la Commission, l’enregistrement d’un voyageur prend en moyenne 70 secondes grâce à ce système combinant inscription en ligne, bornes automatiques de pré-enregistrement et contrôle final par les autorités frontalières.
Le système a toutefois suscité des inquiétudes en début d’année, notamment de la part du secteur aérien, qui redoutait des retards et des difficultés logistiques lors de son déploiement.
La Commission affirme désormais que le dispositif est opérationnel à l’ensemble des points de passage des frontières extérieures de l’Union et indique poursuivre sa coordination avec les États membres pour en assurer la mise en œuvre.











