Ultradroite : sept hommes renvoyés en procès pour trafic d’armes et projet d’actions violentes

La rédaction avec
17:299/04/2026, jeudi
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  Les enquêteurs estiment notamment qu’un des suspects aurait acquis des armes auprès d’un militaire affecté dans un régiment de l’ouest de la France, qui procédait à des envois postaux.
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Les enquêteurs estiment notamment qu’un des suspects aurait acquis des armes auprès d’un militaire affecté dans un régiment de l’ouest de la France, qui procédait à des envois postaux.

Des juges d’instruction antiterroristes ont ordonné, le 17 mars, le renvoi de six suspects devant le tribunal correctionnel pour "association de malfaiteurs terroriste", une qualification pénale visant la préparation collective d’actes violents, et celui d’un septième, mineur au moment des faits, devant un tribunal pour enfants. Le procès doit se tenir jusqu’au 3 juillet.

Selon les éléments de l’enquête, un militaire est soupçonné de s’être approvisionné en armes auprès d’un policier à la retraite, avant de les revendre par colis à des individus appartenant à la mouvance d’ultradroite.

Un autre militaire est mis en cause pour avoir fourni des grenades. Des discussions retrouvées sur la messagerie Telegram évoquent des mosquées comme cibles potentielles.

Le Parquet national antiterroriste (PNAT), chargé des affaires liées au terrorisme en France, avait souligné en février que la menace d’ultradroite violente faisait l’objet d’une
"attention particulière"
, justifiant les poursuites engagées dans ce dossier.

L’enquête a été ouverte après une intervention de gendarmes en juin 2023 au domicile d’un jeune homme près de Chambéry. Les investigations numériques ont ensuite mis au jour un réseau présumé de trafic d’armes entre personnes partageant une idéologie d’ultradroite.

"Soleil noir"

Les enquêteurs estiment notamment qu’un des suspects aurait acquis des armes auprès d’un militaire affecté dans un régiment de l’ouest de la France, qui procédait à des envois postaux.

Lors de perquisitions, les forces de l’ordre ont saisi des armes, des munitions ainsi qu’un drapeau représentant un "soleil noir", symbole associé à l’idéologie néonazie.

L’ancien policier mis en cause dans l’approvisionnement n’est toutefois pas poursuivi pour des faits en lien avec une entreprise terroriste, les investigations n’ayant pas permis d’établir ce lien, selon le PNAT. Cette analyse a été suivie par les juges d’instruction.

Parmi les prévenus figure également un adolescent, poursuivi pour association de malfaiteurs terroriste. Sa mère a contesté les accusations, affirmant qu’il ne partageait pas d’idéologie néonazie.

Ce dossier s’inscrit dans un contexte de vigilance accrue des autorités françaises face à la montée des mouvances d’ultradroite radicale, régulièrement surveillées pour leurs activités en ligne et leurs capacités de passage à l’acte.​​​​​​​


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