
Selon le Wall Street Journal, l’Iran dispose encore de milliers de missiles balistiques et de drones malgré les frappes américaines. Washington affirme avoir fortement affaibli les capacités militaires iraniennes. Toutefois, de nombreux lanceurs pourraient être réparés et remis en service. Le stock de missiles reste conséquent, avec des armes à courte et moyenne portée disponibles. Un cessez-le-feu de deux semaines, obtenu grâce à une médiation pakistanaise, est en vigueur. Le conflit a fait près de 3 000 morts en Iran et perturbé le détroit d’Ormuz.
L’Iran disposerait encore de milliers de missiles balistiques et de drones, malgré les frappes menées par les États-Unis, selon un rapport du Wall Street Journal publié vendredi et cité par des sources proches du dossier.
Le président américain Donald Trump a affirmé vendredi que l’armée iranienne était largement affaiblie.
Des capacités militaires iraniennes toujours actives
Malgré ces déclarations, le rapport souligne que l’Iran conserve une capacité de riposte significative. Plus de la moitié des lanceurs de missiles auraient été détruits, endommagés ou enterrés. Toutefois, une partie importante pourrait être réparée ou remise en service.
Le stock de missiles aurait été réduit de moitié. Néanmoins, Téhéran disposerait encore de milliers de missiles balistiques à courte et moyenne portée. Ces armes pourraient être rapidement déployées depuis des sites souterrains ou des zones de stockage.
Concernant les drones, l’Iran aurait perdu une grande partie de ses capacités après des frappes ciblant ses installations de production. Le pays conserverait toutefois une partie de ses drones d’attaque à usage unique et pourrait s’approvisionner auprès de la Russie.
Un cessez-le-feu fragile sous médiation pakistanaise
Un cessez-le-feu de deux semaines entre les États-Unis et l’Iran est entré en vigueur cette semaine. Ce compromis fait suite à une médiation du Pakistan, qui accueille également des discussions visant à mettre fin durablement au conflit.
La guerre, déclenchée le 28 février, a fait près de 3 000 morts en Iran selon les autorités iraniennes. Côté américain, au moins 13 soldats ont été tués et des dizaines d’autres blessés.
Le conflit a également perturbé le détroit d’Ormuz, axe stratégique pour le transport mondial de pétrole, accentuant les tensions sur les marchés énergétiques.









