
La Chine supprimera, à compter du 1er mai, tous les droits de douane appliqués aux importations en provenance de 53 pays africains, à l’exception de l’Eswatini.
Toutefois, l’Eswatini est exclu du dispositif. Ce pays reste en effet le seul en Afrique à reconnaître la République de Chine (Taïwan) comme État indépendant, plutôt que la République populaire de Chine.
Dans ce contexte, les exportations chinoises vers l’Afrique ont dépassé les importations en provenance du continent.
En 2025, les exportations chinoises vers l’Afrique ont atteint 225 milliards de dollars, contre 123 milliards de dollars d’exportations africaines vers la Chine. Cela représente un déficit commercial de plus de 60 milliards de dollars en 2024 et d’environ 100 milliards de dollars en 2025 pour les économies africaines.
Ainsi, la Chine conserve sa position de premier partenaire commercial de l’Afrique, tout en demeurant la principale source d’exportations vers le continent.
La domination de la Chine dans le commerce extérieur africain révèle un écart considérable avec les autres partenaires commerciaux. Pékin représente en effet 22 % du commerce total de l’Afrique, tandis que 25 % des importations du continent proviennent de Chine.
Ainsi, environ 69 % des exportations africaines vers la Chine sont constituées de pétrole, d’or, de cuivre, d’aluminium et de minerai de fer.
Cette tendance souligne la forte dépendance des exportations africaines aux ressources naturelles, tandis que la part des produits agricoles et industriels demeure relativement limitée.
En définitive, la majorité des exportations africaines vers la Chine repose sur des matières premières et des ressources naturelles, ce qui indique que la diversification des produits reste restreinte malgré l’augmentation du volume des échanges.









