
La Russie affirme être disposée à fournir du gaz à l’Union européenne en cas de surplus, selon le Kremlin. Cette déclaration intervient alors que l’UE réduit fortement sa dépendance énergétique à Moscou depuis la guerre en Ukraine. Parallèlement, les discussions de paix restent au point mort, malgré des médiations américaines. Moscou évoque des divergences territoriales limitées, tandis que Kyiv rejette tout retrait du Donbas. Le Kremlin met également en garde contre toute sous-estimation de l’OTAN, jugée toujours puissante malgré les critiques récentes de Donald Trump.
Cette position intervient dans un contexte de transformation énergétique majeure en Europe. Depuis le début de la guerre en Ukraine, l’Union européenne a considérablement réduit sa dépendance au gaz russe. La part des importations de gaz par pipeline en provenance de Russie est passée d’environ 40 % en 2021 à seulement 6 % en 2025.
En incluant le gaz naturel liquéfié (GNL), la Russie représentait encore environ 12 % des importations totales de gaz de l’UE en 2025, selon les données disponibles.
Moscou affiche sa ligne
Sur le plan diplomatique, Moscou affirme comprendre la pause dans les négociations de paix entre la Russie et l’Ukraine, actuellement médiées par les États-Unis. Dmitry Peskov évoque la charge de travail des négociateurs américains pour expliquer ce ralentissement.
Des discussions récentes ont eu lieu à Islamabad, sous la direction du vice-président américain JD Vance, sans aboutir à un accord. Les émissaires américains Steve Witkoff et Jared Kushner y ont également participé.
Par ailleurs, Moscou met en garde contre toute sous-estimation de l’OTAN. Dmitry Peskov estime que l’organisation continuera de se renforcer, notamment en Europe.









