La Russie prête à fournir du gaz à l’UE sous conditions

La rédaction avec
16:1512/04/2026, dimanche
MAJ: 12/04/2026, dimanche
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La Russie se dit prête à livrer du gaz à l’UE en cas de surplus, malgré la baisse des importations européennes et les tensions liées à la guerre en Ukraine.
Crédit Photo : Andrej ISAKOVIC / AFP
La Russie se dit prête à livrer du gaz à l’UE en cas de surplus, malgré la baisse des importations européennes et les tensions liées à la guerre en Ukraine.

La Russie affirme être disposée à fournir du gaz à l’Union européenne en cas de surplus, selon le Kremlin. Cette déclaration intervient alors que l’UE réduit fortement sa dépendance énergétique à Moscou depuis la guerre en Ukraine. Parallèlement, les discussions de paix restent au point mort, malgré des médiations américaines. Moscou évoque des divergences territoriales limitées, tandis que Kyiv rejette tout retrait du Donbas. Le Kremlin met également en garde contre toute sous-estimation de l’OTAN, jugée toujours puissante malgré les critiques récentes de Donald Trump.

La Russie s’est dite prête à fournir du gaz à l’Union européenne, mais uniquement en cas de surplus disponible. Le porte-parole du Kremlin, Dmitry Peskov, a déclaré:
"Bien sûr, pourquoi pas ? S’il reste du gaz après les livraisons vers les marchés alternatifs."

Dans un entretien accordé à la télévision russe, il a toutefois précisé que les marchés alternatifs restent très demandeurs.
"Les marchés alternatifs sont très voraces"
, a-t-il insisté, soulignant la forte concurrence internationale pour les ressources énergétiques russes.

Cette position intervient dans un contexte de transformation énergétique majeure en Europe. Depuis le début de la guerre en Ukraine, l’Union européenne a considérablement réduit sa dépendance au gaz russe. La part des importations de gaz par pipeline en provenance de Russie est passée d’environ 40 % en 2021 à seulement 6 % en 2025.


En incluant le gaz naturel liquéfié (GNL), la Russie représentait encore environ 12 % des importations totales de gaz de l’UE en 2025, selon les données disponibles.


Moscou affiche sa ligne


Sur le plan diplomatique, Moscou affirme comprendre la pause dans les négociations de paix entre la Russie et l’Ukraine, actuellement médiées par les États-Unis. Dmitry Peskov évoque la charge de travail des négociateurs américains pour expliquer ce ralentissement.


Des discussions récentes ont eu lieu à Islamabad, sous la direction du vice-président américain JD Vance, sans aboutir à un accord. Les émissaires américains Steve Witkoff et Jared Kushner y ont également participé.


Selon le Kremlin, les désaccords territoriaux entre Moscou et Kyiv ne porteraient que sur
"quelques kilomètres"
. La Russie conditionne un accord à des décisions
"bien connues"
du président ukrainien Volodymyr Zelenskyy, notamment le retrait des troupes du Donbas.

Kyiv rejette fermement cette option et affirme maintenir ses positions sur la ligne de front.

Par ailleurs, Moscou met en garde contre toute sous-estimation de l’OTAN. Dmitry Peskov estime que l’organisation continuera de se renforcer, notamment en Europe.


Ces déclarations interviennent alors que le président américain Donald Trump a récemment évoqué un possible retrait des États-Unis de l’alliance, qu’il a qualifiée de
"tigre de papier".

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