
Le Parlement irakien a élu Nizar Amidi président de la République samedi, avec 227 voix au second tour. Candidat de l’Union patriotique du Kurdistan (PUK), il devient le sixième chef de l’État depuis 2003. Son élection intervient après des blocages politiques entre les partis kurdes et l’échec du premier tour. Conformément à la Constitution, il devra désormais charger le bloc parlementaire majoritaire de former un gouvernement dans un délai de 15 jours. Cette désignation pourrait relancer le processus politique en Irak.
Le Parlement irakien a élu samedi Nizar Amidi à la présidence de la République. Il a obtenu 227 voix sur 249 lors du second tour. Il devient ainsi le sixième président du pays depuis 2003.
Candidat de l’Union patriotique du Kurdistan (PUK), il succède à Abdul Latif Rashid. Son élection intervient après un premier tour infructueux. Aucun candidat n’avait atteint la majorité des deux tiers requise.
Au second tour, Amidi a largement devancé son rival Muthanna Amin, qui a recueilli 15 voix. Sept bulletins ont été déclarés invalides.
Selon un correspondant de l’agence Anadolu, Amidi a été invité à prêter serment immédiatement après l’annonce des résultats.
Un scrutin marqué par des blocages politiques entre partis kurdes
Au total, 252 députés sur 329 ont participé au premier tour. La Constitution exige une majorité des deux tiers, soit 220 voix, pour être élu dès ce stade. En cas d’échec, un second tour est organisé avec une majorité simple de 165 voix.
Le second tour oppose les deux candidats arrivés en tête. Amidi a ainsi remporté une victoire nette avec une majorité confortable.
La session électorale avait été reportée à deux reprises, en raison de désaccords entre les deux principaux partis kurdes. Le Parti démocratique du Kurdistan (KDP) et le PUK se disputaient la présidence.
Dans le système politique irakien, ce poste est réservé à un candidat kurde. Les deux formations dominantes de la région autonome du Kurdistan s’y affrontent régulièrement.
Le Parlement irakien avait tenu sa première session le 29 décembre dernier, marquant le début du processus institutionnel.
Selon l’article 76 de la Constitution, le président doit charger le candidat du bloc parlementaire majoritaire de former un gouvernement dans un délai de 15 jours après son élection.









