
Le chef de l'agence onusienne pour les réfugiés palestiniens a averti vendredi que la situation humanitaire à Gaza restait catastrophique et que les pressions politiques et opérationnelles sur son organisation s'intensifiaient. Parallèlement, les violences et l'expansion des colonies en Cisjordanie occupée risquent de compromettre davantage les perspectives de paix.
S'exprimant auprès d'Anadolu en marge de la Conférence de Munich sur la sécurité, le Commissaire général de l'UNRWA, Philippe Lazzarini, a déclaré que la population de Gaza continuait de vivre en mode survie malgré l'aide humanitaire en cours.
Il a souligné qu'au-delà de l'aide d'urgence, le maintien des services publics essentiels dans l'enclave ravagée par la guerre est crucial, notamment l'éducation.
Lazzarini a ajouté que l’agence elle-même est confrontée à des contraintes croissantes, notamment des défis politiques et juridiques.
L'UNRWA sous forte pression
Il a ajouté qu'il existe des pressions politiques visant à dissoudre l'agence, car la principale motivation politique est de retirer aux Palestiniens leur statut de réfugié.
Malgré cela, il a affirmé que l'UNRWA, dont Israël interdit le fonctionnement à partir de janvier 2025, est déterminée à poursuivre ses activités.
Pour l'avenir, il a insisté sur le fait que les besoins des Palestiniens doivent rester au cœur de toute planification post-conflit.
"Guerre silencieuse" en Cisjordanie
Évoquant la Cisjordanie, Lazzarini a averti que la question des colonies et la hausse des violences étaient négligées au profit de Gaza.
Il a déploré l'accélération des activités de colonisation illégales, ainsi que la recrudescence des violences perpétrées par les colons.











