France : Sarkozy au cœur du procès libyen en appel, Hortefeux évoque un "piège"

La rédaction avec
11:5331/03/2026, Salı
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L'ancien président français Nicolas Sarkozy s'entretient avec l'avocat d'Éric Woerth, Jean-Yves Leborgne (à droite), lors d'une pause au cours de la deuxième semaine de son procès en appel pour avoir sollicité un financement libyen en vue de sa campagne électorale de 2007, au tribunal de grande instance de Paris, le 23 mars 2026.
Crédit Photo : ALAIN JOCARD / AFP
L'ancien président français Nicolas Sarkozy s'entretient avec l'avocat d'Éric Woerth, Jean-Yves Leborgne (à droite), lors d'une pause au cours de la deuxième semaine de son procès en appel pour avoir sollicité un financement libyen en vue de sa campagne électorale de 2007, au tribunal de grande instance de Paris, le 23 mars 2026.

Le procès en appel de l’affaire du financement libyen présumé de la campagne présidentielle de 2007 de Nicolas Sarkozy se poursuit à Paris, avec de nouvelles auditions marquées par des contestations fermes des prévenus.

Selon France 24, l’ancien ministre de l’Intérieur Brice Hortefeux a affirmé devant la cour d’appel avoir été
"piégé"
lors d’une rencontre en 2005 avec un dignitaire libyen, rejetant toute implication dans un éventuel financement occulte. Il attribue cette situation à l’intermédiaire Ziad Takieddine, qu’il accuse d’avoir organisé ce rendez-vous à son insu.
L’affaire, qui concerne également plusieurs autres protagonistes, fait suite à une condamnation en première instance de Nicolas Sarkozy à cinq ans de prison pour association de malfaiteurs dans un dossier qualifié de
"corruption au plus haut niveau"
par la justice. L’ancien chef de l’État conteste ces accusations et espère obtenir une révision de ce jugement en appel.

Pacte corruptif

Les audiences ont également été marquées par les déclarations de l’homme d’affaires Alexandre Djouhri, qui a rejeté toute implication dans une exfiltration de Bechir Saleh, ancien proche de Mouammar Kadhafi. Il a affirmé que le départ de ce dernier de France en 2012 n’était ni précipité ni organisé pour échapper à la justice.

Les débats portent notamment sur des soupçons de pacte corruptif entre des responsables français et des représentants du régime libyen de l’époque. Brice Hortefeux a nié toute discussion liée à un financement politique lors de sa rencontre avec Abdallah Senoussi, assurant que celle-ci avait été brève et sans conséquence.

Ce procès, qui doit se poursuivre jusqu’au 3 juin, s’inscrit dans un long feuilleton judiciaire mêlant enjeux politiques, relations internationales et soupçons de financement illégal. Il constitue une étape cruciale pour Nicolas Sarkozy, dont l’avenir judiciaire reste suspendu à l’issue de cette procédure en appel.


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