France : le président du Sénat critique l’endettement du pays et les marges de manœuvre budgétaires de l’État

La rédaction avec
17:1022/04/2026, mercredi
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Le président du Sénat, Gérard Larcher, le président du groupe Les Républicains (LR) au Sénat, Mathieu Darnaud, et le sénateur de Meurthe-et-Moselle, Jean-François Husson, arrivent avant le séminaire des sénateurs LR au Centre de congrès Prouvé à Nancy, dans le nord-est de la France, le 17 avril 2026.
Crédit Photo : JEAN-CHRISTOPHE VERHAEGEN / AFP
Le président du Sénat, Gérard Larcher, le président du groupe Les Républicains (LR) au Sénat, Mathieu Darnaud, et le sénateur de Meurthe-et-Moselle, Jean-François Husson, arrivent avant le séminaire des sénateurs LR au Centre de congrès Prouvé à Nancy, dans le nord-est de la France, le 17 avril 2026.

Le président du Sénat Gérard Larcher a exprimé, ce mercredi, de vives inquiétudes sur la situation des finances publiques françaises, dans un contexte de hausse des prix des carburants liée aux tensions au Moyen-Orient.

Invité de BFMTV-RMC, Gérard Larcher évoqué un
"endettement extrêmement élevé"
, estimant que l’État français ne dispose
"d’aucune capacité d’amortir les crises".
"Nous n’avons pas les moyens et nous n’avons pas les moyens d’amortir les crises et faire face"
, a-t-il insisté.
Selon lui, la situation budgétaire actuelle limite fortement les marges de manœuvre du gouvernement, y compris dans la mise en place des dispositifs de soutien annoncés pour faire face à la flambée des prix des carburants.

"Nous n’avons cessé de dire qu’il fallait cesser d’endetter ce pays"

Dans ce contexte, l’exécutif a annoncé une aide destinée à environ trois millions de
"travailleurs modestes grands rouleurs"
, ainsi que des soutiens renforcés en direction des pêcheurs et des agriculteurs, avec pour objectif affiché de
"faire en sorte que notre croissance tienne bon"
.
Gérard Larcher a toutefois jugé nécessaire de prioriser la réduction des dépenses publiques avant toute nouvelle mesure de soutien. Il a évoqué la nécessité de
"réduire le budget de 6 milliards d’euros avant d’aborder un quelconque soutien"
.
"Nous n’avons cessé de dire qu’il fallait cesser d’endetter ce pays"
, a-t-il poursuivi, estimant que la situation actuelle résulte des
"non-choix depuis dix ans"
et du
"quoi qu’il en coûte"
.
Le président du Sénat a enfin critiqué la trajectoire économique du président de la république depuis son arrivée au pouvoir :
"C’est le bilan des deux quinquennats d’Emmanuel Macron"
. Il a ajouté que la France est laissée
"en hypoxie (sans oxygène, NDLR) comme disent les vétérinaires".

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