
La Cour constitutionnelle de la République du Congo a validé les résultats de l’élection présidentielle de ce mois-ci, confirmant la réélection du président sortant Denis Sassou Nguesso pour un cinquième mandat.
Denis Sassou Nguesso a remporté le scrutin avec 94,90 % des suffrages exprimés, devançant six autres candidats, selon un communiqué publié par Auguste Iloki, président de la Cour constitutionnelle.
La Cour a rejeté la requête du candidat Dave Mafoula, qui demandait l’annulation du scrutin du 15 mars, contestant les résultats en raison d’irrégularités présumées.
Les résultats provisoires annoncés le 17 mars par le ministre de l’Intérieur, Raymond Mboulou, faisaient état d’un score légèrement inférieur de 94,82 %.
Environ 2,6 millions d’électeurs ont participé au vote, soit un taux de participation supérieur à 85 %.
À la suite de cette validation, Denis Sassou Nguesso, âgé de 82 ans, doit être investi dans ses fonctions le 16 avril, selon les autorités.
Deux principaux candidats de l’opposition avaient boycotté le scrutin, dénonçant des pratiques jugées inéquitables.
Denis Sassou Nguesso est arrivé au pouvoir une première fois en 1979, avant de perdre l’élection de 1992 et de s’exiler en France. Il est revenu au pouvoir en 1997 à la faveur d’un soulèvement armé ayant renversé l’ancien Premier ministre Pascal Lissouba.
Depuis lors, il domine la vie politique congolaise. Candidat du Parti congolais du travail (PCT), il entame un cinquième mandat consécutif après ses victoires en 2002, 2009, 2016 et 2021, cette dernière ayant été remportée avec plus de 88 % des voix, à la suite de la révision constitutionnelle de 2015 ayant remis à zéro le compteur des mandats et supprimé la limite d’âge pour briguer la présidence.











