
La coopération militaire de l’Allemagne avec Israël sous le gouvernement de Benjamin Netanyahu est "inacceptable", a déclaré le député du Parti de gauche Mirze Edis, avertissant que Berlin pourrait être entraîné plus profondément dans les conflits du Moyen-Orient.
Dans une interview accordée à Anadolu, Edis a affirmé que le Parti de gauche s’oppose fermement aux discussions rapportées de Volkswagen avec une entreprise de défense israélienne pour produire des composants du système de missiles à l’usine d’Osnabruck, un projet apparemment soutenu par le gouvernement allemand.
"Et je crois que, par ces livraisons d’armes à Israël ces dernières années, le gouvernement allemand a lui aussi du sang sur les mains".
Selon le Financial Times, le géant automobile allemand Volkswagen serait en discussions pour un partenariat qui pourrait reconvertir l’usine d’Osnabruck menacée de fermeture l’an prochain à la fin de sa production actuelle pour fabriquer des composants du système de défense aérienne israélien Dôme de fer, incluant lanceurs, véhicules de transport et générateurs.
"Nous ne pouvons pas penser à sécuriser des emplois au prix de la vie d’autrui"
Le député du Parti de gauche a critiqué les projets de fermeture de l’usine par Volkswagen, soulignant que l’entreprise traverse certes des difficultés, mais n’est pas en faillite et prévoit des investissements dans d’autres pays, comme le Canada.
Le géant automobile allemand n’a pas encore confirmé officiellement des discussions avec l'entreprise publique israélienne Rafael Advanced Defense Systems, concernant le passage de la production de son site d’Osnabrück de véhicules à des composants pour le système de défense antimissile israélien.
Le porte-parole du gouvernement, Steffen Meyer, a déclaré cette semaine que Berlin avait pris note de ces informations mais ne commenterait pas les détails. Il a ajouté que le gouvernement accueillait favorablement toute initiative visant à protéger l’emploi en Allemagne.
Edis a également vivement critiqué la coalition du chancelier Friedrich Merz, l’accusant d’augmenter les dépenses de défense et de renforcer l’industrie de l’armement tout en réduisant les programmes sociaux et en retardant les investissements publics.









