France: déficit public 2025 à 5,1%, le gouvernement revendique une gestion "sérieuse" et vise moins de 5 % en 2026

La rédaction avec
17:5027/03/2026, الجمعة
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Le Premier ministre français Sébastien Lecornu quitte le ministère des Finances à Bercy à l'issue d'une réunion ministérielle consacrée aux finances publiques, le 27 mars 2026 à Paris.
Crédit Photo : LUDOVIC MARIN / AFP
Le Premier ministre français Sébastien Lecornu quitte le ministère des Finances à Bercy à l'issue d'une réunion ministérielle consacrée aux finances publiques, le 27 mars 2026 à Paris.

Le Premier ministre français, Sébastien Lecornu, a annoncé vendredi que le déficit public pour 2025 s’établissait à 5,1 % du PIB, un niveau inférieur aux 5,4 % initialement envisagés, saluant des résultats "meilleurs que prévu" obtenus grâce à une gestion jugée rigoureuse des finances publiques.

S’exprimant en ouverture d’une réunion consacrée aux finances publiques au ministère de l’Économie et des Finances à Bercy, le chef du gouvernement a mis en avant une méthode fondée sur
"la maîtrise des dépenses, la transparence et la stabilité",
estimant qu’elle permet d’améliorer les comptes sans
"brutalité"
ni remise en cause du modèle social.

Une amélioration relative, sans autosatisfaction

Malgré ce résultat jugé encourageant, le Premier ministre a appelé à la prudence, rappelant qu’un déficit à 5,1 % reste élevé et ne saurait justifier
"aucune satisfaction excessive"
. Il a insisté sur la nécessité de conserver des prévisions budgétaires prudentes et sincères, dans un contexte international incertain.

Stabilité politique et pilotage budgétaire en avant

Le chef du gouvernement a également souligné le rôle de la stabilité politique, qu’il considère comme un facteur clé de confiance économique et de recettes publiques accrues. Il a défendu un pilotage
"en transparence"
entre l’État, la sécurité sociale et les collectivités locales.

Pressions géopolitiques et vigilance accrue

Le Premier ministre a averti que la trajectoire budgétaire reste exposée aux tensions internationales, notamment au Moyen-Orient, ainsi qu’aux effets persistants de la guerre en Ukraine et aux tensions commerciales. Ces facteurs pèsent sur les perspectives macroéconomiques et justifient une approche prudente.

Cap sur 2026 : passer sous les 5 %

L’exécutif vise désormais un déficit public inférieur à 5 % en 2026, tout en maintenant la croissance et le modèle social.

Pour y parvenir, le gouvernement compte poursuivre les efforts de maîtrise des dépenses, engager des réformes structurelles (notamment sur l’assurance chômage et la lutte contre la fraude) et adapter les politiques publiques aux évolutions économiques.

Le Premier ministre a enfin rejeté toute idée de
"cagnotte"
budgétaire, affirmant que la situation actuelle impose au contraire discipline et continuité dans l’action publique.

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