
Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, prend la parole lors d'une séance de débat du "Grand Débat des Gracques" consacré aux grands enjeux nationaux, au Théâtre de la Cité internationale à Paris, le 11 avril 2026.
Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a appelé mardi le gouvernement israélien à "respecter le droit international et abandonner ces guerres sans fin", lors de la session des questions au gouvernement à l'Assemblée nationale.
Distinguant le peuple israélien,
"un peuple ami"
dont la France soutient
"depuis longtemps"
la sécurité, de la politique menée par son gouvernement, Barrot a affirmé que Paris
"condamne avec fermeté"
cette politique
"chaque fois qu'elle contrevient aux droits internationaux"
, estimant qu'elle
"hypothèque"
ce faisant la sécurité du peuple israélien lui-même.
Liban, Gaza, Palestine occupée : un triple réquisitoire
Liban, Gaza, Palestine occupée : un triple réquisitoire
Le chef de la diplomatie française a dressé un bilan en trois volets.
Sur le Liban, il a rappelé les frappes du 8 avril dernier, qui ont
"ensanglanté"
le pays : des bombardements à Beyrouth et dans d'autres villes ayant fait,
"en moins de dix minutes, plus de 300 morts"
, portant à 1 500 le nombre de victimes depuis le début de
"la guerre d'Israël et des États-Unis contre l'Iran"
.
Il a également évoqué
"des destructions d'infrastructures, des destructions de villages et le risque d'une occupation prolongée du pays"
.
Sur Gaza, Barrot a dénoncé l'insuffisance de l'aide humanitaire, qui
"entre très insuffisamment et ne parvient pas à la population gazaouie et palestinienne qui en a tant besoin".
Sur la Palestine occupée, il a qualifié d'
"inacceptable"
le blocus financier maintenu par le gouvernement israélien, dénonçant parallèlement
"l'accélération de la colonisation illégale"
et
"l'explosion des violences des colons extrémistes en toute impunité".
Sanctions européennes et blocage hongrois
Sanctions européennes et blocage hongrois
Face à cette situation, la France a,
"à plusieurs reprises, pris des sanctions au niveau national comme au niveau européen"
, a précisé le ministre. Un troisième paquet de sanctions ciblant les
"colons extrémistes et violents"
est actuellement
"sur la table"
, mais il aurait été bloqué jusqu'au dimanche précédent
"par une voix, un vote, celui de la Hongrie"
.
Barrot a par ailleurs rappelé que la Commission européenne disposait d'autres leviers, citant la proposition de réexamen de l'accord d'association formulée l'été dernier, que Paris avait alors soutenue.
"Si la situation n'évolue pas, elle garde cette carte en main"
, a-t-il averti.
"Changer de politique"
"Changer de politique"
Concluant son intervention, le ministre a déclaré :
"En tout état de cause, c'est le gouvernement israélien qui doit changer sa politique, respecter le droit international et abandonner ces guerres sans fin".
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