Grève générale en France dans les laboratoires de biologie médicale

La rédaction avec
12:164/05/2026, lundi
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Les représentants du personnel soulignent une intensification constante des tâches, des contraintes de mobilité imposées aux employés et des réductions d'effectifs récurrentes.
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Les représentants du personnel soulignent une intensification constante des tâches, des contraintes de mobilité imposées aux employés et des réductions d'effectifs récurrentes.

Les personnels des laboratoires d'analyses médicales privés ont cessé le travail ce lundi sur l'ensemble du territoire français. Cette mobilisation nationale, soutenue par plusieurs organisations syndicales dont la CGT, vise à dénoncer la dégradation des conditions de travail et le gel des rémunérations depuis plus d'un an. Les employés dénoncent également la concentration du secteur entre les mains de multinationales.

Une mobilisation nationale contre la précarisation

Les personnels des laboratoires d'analyses médicales libéraux ont entamé ce lundi une journée de grève générale sur tout le territoire national. Cette action collective, impulsée par la CGT et d'autres centrales syndicales, proteste contre l'aggravation des situations professionnelles et le blocage des augmentations de salaire depuis plusieurs mois.

Dans un bulletin diffusé mi-avril, la Fédération nationale des industries chimiques CGT (FNIC-CGT) précisait que les différentes organisations représentatives avaient convenu d'appeler à une cessation collective du travail à l'échelle nationale à compter du 4 mai 2026.

Des rémunérations figées au seuil du minimum

Les représentants du personnel soulignent une intensification constante des tâches, des contraintes de mobilité imposées aux employés et des réductions d'effectifs récurrentes.

Ils dénoncent par ailleurs des rémunérations jugées indignes au sein des structures d'analyses biologiques extra-hospitalières. Selon les estimations de la FNIC-CGT, environ 75% des travailleurs concernés (incluant les techniciens de maintenance, les livreurs, les réceptionnistes et les agents administratifs) perçoivent une rémunération équivalente au salaire minimum ou légèrement supérieure.

La fédération dénonce également le gel des traitements en vigueur depuis le début de l'année 2024, sans aucune augmentation générale des émoluments.

La concentration capitalistique en accusation

Les syndicats attribuent cette dégradation à la mutation structurelle du domaine, caractérisée par une consolidation accélérée depuis le début de la décennie 2010. Cette évolution a vu de nombreux établissements indépendants absorber par des conglomerats privés majeurs tels que Biogroup, Eurofins, Cerballiance, Inovie, Unilabs ou encore Synlab.

Cette tendance à la concentration s'accompagnerait d'une politique de restriction des coûts personnels et d'une pression financière croissante exercée par les actionnaires sur la gestion opérationnelle.

Un contexte de conflits larvés depuis l'automne

Cette nouvelle manifestation de colère éclate dans un climat de crispation permanent qui agite le milieu de la biologie médicale depuis plusieurs mois.

Au cours de l'automne précédent, les médecins biologistes avaient déjà débrayé pour contester la réduction des tarifs de remboursement des actes techniques.

Une convention signée en fin d'année 2024 avec la Caisse nationale d'assurance maladie avait établi une stabilité des prix pour les exercices 2025 et 2026, accompagnée d'augmentations ciblées de 1,75% sur certaines prestations spécifiques.

Les syndicats alertent sur les dérives du secteur

Les organisations ouvrières considèrent néanmoins que ces dispositions restent insuffisantes pour redresser la situation matérielle des employés. Elles entendent ainsi sensibiliser l'opinion publique aux risques sanitaires et sociaux induits par cette restructuration industrielle.

La mobilisation vise à dénoncer les conséquences néfastes de cette financiarisation sur la qualité des soins et les conditions d'emploi des milliers de salariés concernés.


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