Ramadan 2026: la mosquée d’Istres annule le tarawih après un quiproquo

David Bizet
18:4118/02/2026, mercredi
Yeni Şafak

La mosquée Arrahma d’Istres a annulé la prière du tarawih après un quiproquo lié aux annonces divergentes sur le début du Ramadan 2026 en France. Son président explique avoir d’abord suivi la décision de la Grande Mosquée de Paris avant de se rallier au jeudi, après consultation d’instances théologiques et d’astronomes. Il invoque également la position majoritaire des pays musulmans et du Conseil européen de la fatwa. La mosquée assume ce "rattrapage" et appelle à l’unité des fidèles.

À Istres, dans les Bouches-du-Rhône, la confusion autour du début du
Ramadan 2026
en France a conduit la mosquée Arrahma à annuler la prière du tarawih. Son président assume un
"rattrapage"
après un quiproquo lié aux annonces divergentes.

"On a entendu la décision de la mosquée de Paris. Donc les gens ont commencé à faire le tarawih. Et après on s’est rattrapé, on s’est corrigé"
, explique-t-il dans un entretien exclusif.

Une décision corrigée après l’annonce du début du Ramadan


La polémique sur la date du début du Ramadan a provoqué une onde de choc dans plusieurs mosquées de France. À Istres, les fidèles avaient entamé la prière nocturne après avoir entendu l’annonce de la
Grande Mosquée de Paris
.

Mais après consultation de plusieurs instances théologiques et d’astronomes, la direction de la mosquée Arrahma a revu sa position.


"Nous avons pris la décision de jeûner jeudi après écoute de plusieurs instances théologiques et aussi des astronomes"
, précise le président.

Il souligne que la majorité des pays musulmans ont fixé le premier jour du jeûne au jeudi, notamment l’Égypte, l’Algérie, la Tunisie et la Türkiye. Selon lui,
"presque tous les pays d’Europe"
ont également commencé le Ramadan jeudi, citant le Portugal, l’Italie et l’Allemagne.

La question de l’observation du croissant lunaire


Le président de la mosquée d’Istres évoque aussi les débats scientifiques autour de l’observation du croissant lunaire.


Il mentionne les analyses du professeur
Nidhal Guessoum
, selon lesquelles il était
"impossible de voir le croissant hier sauf en Californie"
. L’astrophysicien indique que l’observation pouvait être réalisée avec des appareils optiques spécifiques.

"Est-ce que nous pouvons adopter cette vision entre Istres et la Californie? Je ne sais pas combien d’heures de vol",
s’interroge le responsable associatif, soulignant la difficulté d’appliquer une observation réalisée à des milliers de kilomètres.

Le Conseil européen de la fatwa a
urait également indiqué que le premier jour du jeûne devait être fixé au jeudi. C’est sur cette base que la
mosquée Arrahma
a ajusté sa position.

"Il n’y a pas de mal à se corriger"


Face aux fidèles, la direction a assumé son revirement.


"On a dit aux fidèles que le premier jour de Ramadan, on s’est trompé. Pour nous, le premier jour de Ramadan, ça sera jeudi"
, affirme le président.

Il insiste sur le fait qu’il n’y a
"pas de mal à se rattraper"
. Selon lui, l’essentiel reste l’unité des musulmans.

"Bon Ramadan à tout le monde. Que Allah nous unisse dans nos cœurs. Ramadan Karim"
, conclut-il.

Cette séquence illustre une nouvelle fois les divisions récurrentes en France autour de la détermination du début du Ramadan, entre observation locale du croissant lunaire, calculs astronomiques et décisions d’instances religieuses. Une situation qui alimente chaque année les débats au sein de la communauté musulmane.


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