
Le litre de l’essence de contrebande, véritable poumon économique pour des milliers de foyers, ne coule plus à flot. Depuis l'éclatement des hostilités en Iran, s'approvisionner à bas prix est devenu une mission quasi impossible à Cotonou et ses environs. En l'espace de quelques jours, le tarif pratiqué sur le marché noir a bondi : le litre, autrefois cédé entre 550 et 600 FCFA (environ $1,17), s'affiche désormais à 700 FCFA ($1,34). Une hausse inquiétante qui fragilise un équilibre social déjà précaire.
L’onde de choc du conflit entre l’Iran, les États-Unis et Israël atteint les trottoirs béninois. Avec le blocage du détroit d’Hormuz, le prix de l'essence de contrebande s'envole, plongeant les usagers de Cotonou dans une nouvelle précarité.
Le litre de l’essence de contrebande, véritable poumon économique pour des milliers de foyers, ne coule plus à flot. Depuis l'éclatement des hostilités en Iran, s'approvisionner à bas prix est devenu une mission quasi impossible à Cotonou et ses environs. En l'espace de quelques jours, le tarif pratiqué sur le marché noir a bondi : le litre, autrefois cédé entre 550 et 600 FCFA (environ $1,17), s'affiche désormais à 700 FCFA ($1,34). Une hausse inquiétante qui fragilise un équilibre social déjà précaire.
Cette flambée n'est pas le fruit du hasard. Elle est la conséquence directe de la fermeture du détroit d’Hormuz par les Gardiens de la Révolution iranienne. Ce point stratégique du commerce mondial de pétrole, une fois verrouillé, paralyse les circuits d'approvisionnement, y compris ceux qui alimentent le Nigéria voisin, source principale du carburant de contrebande au Bénin. Sur le terrain, les revendeurs sont en première ligne.
Les affres de la guerre
Alors que le prix officiel à la pompe reste inchangé, la réalité est tout autre pour la grande majorité de la population. Au Bénin, on estime qu'au moins huit personnes sur dix se ravitaillent sur le marché noir. Ces millions d'usagers subissent de plein fouet les dégâts collatéraux du bras de fer entre Téhéran, Washington et Tel-Aviv. Pris en étau entre une géopolitique mondiale explosive et une dépendance historique au secteur informel, les Cotonois scrutent désormais l'horizon international, espérant une désescalade pour voir, enfin, le prix du litre refluer.
INTERVENANTS
Donatien SOWANOU, Journaliste
Lucien, Vendeur de carburant de contrebande
Martin, Vendeur de carburant de contrebande











