Approvisionnement en carburant: La guerre en Iran fait des dégâts au Bénin !

La rédaction
17:4313/03/2026, vendredi
Yeni Şafak

Le litre de l’essence de contrebande, véritable poumon économique pour des milliers de foyers, ne coule plus à flot. Depuis l'éclatement des hostilités en Iran, s'approvisionner à bas prix est devenu une mission quasi impossible à Cotonou et ses environs. En l'espace de quelques jours, le tarif pratiqué sur le marché noir a bondi : le litre, autrefois cédé entre 550 et 600 FCFA (environ $1,17), s'affiche désormais à 700 FCFA ($1,34). Une hausse inquiétante qui fragilise un équilibre social déjà précaire.

L’onde de choc du conflit entre l’Iran, les États-Unis et Israël atteint les trottoirs béninois. Avec le blocage du détroit d’Hormuz, le prix de l'essence de contrebande s'envole, plongeant les usagers de Cotonou dans une nouvelle précarité.


Le litre de l’essence de contrebande, véritable poumon économique pour des milliers de foyers, ne coule plus à flot. Depuis l'éclatement des hostilités en Iran, s'approvisionner à bas prix est devenu une mission quasi impossible à Cotonou et ses environs. En l'espace de quelques jours, le tarif pratiqué sur le marché noir a bondi : le litre, autrefois cédé entre 550 et 600 FCFA (environ $1,17), s'affiche désormais à 700 FCFA ($1,34). Une hausse inquiétante qui fragilise un équilibre social déjà précaire.


Cette flambée n'est pas le fruit du hasard. Elle est la conséquence directe de la fermeture du détroit d’Hormuz par les Gardiens de la Révolution iranienne. Ce point stratégique du commerce mondial de pétrole, une fois verrouillé, paralyse les circuits d'approvisionnement, y compris ceux qui alimentent le Nigéria voisin, source principale du carburant de contrebande au Bénin. Sur le terrain, les revendeurs sont en première ligne.


Lucien, employé par un opérateur économique du secteur, témoigne de la difficulté à se procurer la marchandise. Selon lui, le produit est devenu une denrée rare et extrêmement coûteuse dès l'achat sur le territoire nigérian.
« C'est à l'approvisionnement que nous avons été surpris. Le prix a augmenté donc nous avons fait la même chose pour pouvoir rentabiliser »
justifie-t-il.

Les affres de la guerre


Si la rareté est un fait, les interprétations varient chez les acteurs du secteur. Martin, un autre vendeur rencontré dans les rues de Cotonou, lie directement cette situation à l'embrasement global du Moyen-Orient et du Proche-Orient.
« Cette flambée du prix à la pompe artisanale trouve sa source dans le conflit qui secoue actuellement le Moyen-Orient, impactant indirectement les réseaux d'approvisionnement informels. C'est ce qu'on nous a dit au Nigeria »
raconte-t-il.

Alors que le prix officiel à la pompe reste inchangé, la réalité est tout autre pour la grande majorité de la population. Au Bénin, on estime qu'au moins huit personnes sur dix se ravitaillent sur le marché noir. Ces millions d'usagers subissent de plein fouet les dégâts collatéraux du bras de fer entre Téhéran, Washington et Tel-Aviv. Pris en étau entre une géopolitique mondiale explosive et une dépendance historique au secteur informel, les Cotonois scrutent désormais l'horizon international, espérant une désescalade pour voir, enfin, le prix du litre refluer.


INTERVENANTS

Donatien SOWANOU, Journaliste

Lucien, Vendeur de carburant de contrebande

Martin, Vendeur de carburant de contrebande


A lire également:







#iran
#bénin
#cotonou
#guerre en iran
#approvisionnement en carburant
#essence de contrebande
#détroit dhormuz
#nigeria
#nigéria
#hausse des prix
#marché noir
#crise pétrolière
#états-unis
#israël
#moyen-orient
#proche-orient
#gardiens de la révolution
#fcfa
#commerce informel
#précarité économique