France : 46 gardes à vue après des manifestations d’ultradroite et antifascistes interdites

La rédaction
21:349/05/2026, samedi
Yeni Şafak
Des patrouilles de police et des unités CRS ont été déployées dans les rues et autour de la place pour prévenir tout rassemblement et maintenir l'ordre, suite aux décisions judiciaires confirmant l’interdiction des rassemblements.
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Des patrouilles de police et des unités CRS ont été déployées dans les rues et autour de la place pour prévenir tout rassemblement et maintenir l'ordre, suite aux décisions judiciaires confirmant l’interdiction des rassemblements.

Samedi à Paris, 46 personnes ont été placées en garde à vue lors de manifestations interdites, organisées par un groupe d’ultradroite et sa contre-manifestation antifasciste. Selon un bilan de la préfecture de police de Paris, les forces de l'ordre ont procédé à 97 interpellations dans différents secteurs de la capitale, notamment à République, Pyramides, Saint-Michel et Montparnasse.

Interpellations et gardes à vue


Les 46 gardes à vue ont concerné des militants d'ultradroite et d'ultragauche. Les motifs retenus pour ces interpellations incluent la participation à un groupement en vue de commettre des violences ou dégradations, les violences volontaires en réunion et le port d'armes prohibées. Par ailleurs, 182 personnes ont été verbalisées pour non-respect de l'arrêté d’interdiction des manifestations.


La manifestation du Comité du 9-Mai, un groupe d’ultradroite, ainsi que sa contre-manifestation antifasciste
"Pas de nazis dans Paris"
, avaient été interdites par la préfecture de police de Paris en raison du risque de troubles à l’ordre public. Cette interdiction a été confirmée par le tribunal administratif de Paris puis par le Conseil d’État.

La préfecture de police a évoqué plusieurs précédents pour justifier cette interdiction, notamment la mort du militant d'extrême droite Quentin Deranque à Lyon en février, et la présence de saluts nazis dans la manifestation du Comité du 9-Mai en 2025.


Réactions et tensions


Le Comité du 9-Mai a exprimé son mécontentement face à l'interdiction de leur rassemblement. Raphaël Ayma, porte-parole du groupe, a indiqué :
"Si jamais il y a des débordements, la seule faute, elle incombe à la préfecture"
, et a souligné l'importance de la liberté de manifester. Le groupe organise chaque année une manifestation en mémoire de Sébastien Deyzieu, un militant d'extrême droite décédé accidentellement en 1994.

Les militants du Comité du 9-Mai n'ont pas pu se rassembler comme prévu place des Pyramides, en raison d’un autre rassemblement des partisans de Florian Philippot. Cependant, la situation est restée tendue, avec plusieurs interventions policières.


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