
Samedi à Paris, 46 personnes ont été placées en garde à vue lors de manifestations interdites, organisées par un groupe d’ultradroite et sa contre-manifestation antifasciste. Selon un bilan de la préfecture de police de Paris, les forces de l'ordre ont procédé à 97 interpellations dans différents secteurs de la capitale, notamment à République, Pyramides, Saint-Michel et Montparnasse.
Interpellations et gardes à vue
Les 46 gardes à vue ont concerné des militants d'ultradroite et d'ultragauche. Les motifs retenus pour ces interpellations incluent la participation à un groupement en vue de commettre des violences ou dégradations, les violences volontaires en réunion et le port d'armes prohibées. Par ailleurs, 182 personnes ont été verbalisées pour non-respect de l'arrêté d’interdiction des manifestations.
La préfecture de police a évoqué plusieurs précédents pour justifier cette interdiction, notamment la mort du militant d'extrême droite Quentin Deranque à Lyon en février, et la présence de saluts nazis dans la manifestation du Comité du 9-Mai en 2025.
Réactions et tensions
Les militants du Comité du 9-Mai n'ont pas pu se rassembler comme prévu place des Pyramides, en raison d’un autre rassemblement des partisans de Florian Philippot. Cependant, la situation est restée tendue, avec plusieurs interventions policières.









