Barrot défend l’action diplomatique de la France au Moyen-Orient et appelle à "être forts à l’intérieur"

La rédaction avec
09:579/03/2026, lundi
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Le ministre français des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot (à gauche) et la ministre déléguée chargée de la Francophonie et des Français de l'étranger Élénor Caroit donnent une conférence de presse après une réunion de crise à Paris le 2 mars 2026, à la suite du conflit qui a éclaté dans toute la région du Moyen-Orient après l'attaque massive menée par Israël et les États-Unis contre l'Iran afin de renverser les religieux au pouvoir à Téhéran.
Crédit Photo : THIBAULT CAMUS / POOL / AFP
Le ministre français des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot (à gauche) et la ministre déléguée chargée de la Francophonie et des Français de l'étranger Élénor Caroit donnent une conférence de presse après une réunion de crise à Paris le 2 mars 2026, à la suite du conflit qui a éclaté dans toute la région du Moyen-Orient après l'attaque massive menée par Israël et les États-Unis contre l'Iran afin de renverser les religieux au pouvoir à Téhéran.

Le ministre français de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a défendu l’action diplomatique de la France au Moyen-Orient et appelé à renforcer la puissance intérieure du pays pour maintenir son influence internationale, lors d’une intervention télévisée.

"Les décisions que nous prenons aujourd’hui auront, dans les décennies à venir, un impact sur notre capacité à peser sur le cours du monde"
, a également écrit le chef de la diplomatie française en republiant sur les réseaux sociaux un extrait de son intervention.
Revenant sur son action au Quai d’Orsay, le ministre a affirmé que la France avait apporté
"des solutions"
dans plusieurs crises régionales au cours de l’année et demie écoulée. Il a notamment évoqué un cessez-le-feu obtenu il y a un peu plus d’un an entre Israël et le Hezbollah, mouvement politico-militaire libanais soutenu par l’Iran, estimant que cet accord avait contribué à éviter une dégradation majeure de la situation au Liban.
Jean-Noël Barrot a également cité les initiatives diplomatiques menées autour de la guerre à Gaza. Selon lui, Paris a contribué à rassembler la communauté internationale autour d’une déclaration de principe condamnant le Hamas, tout en appelant au respect des droits des Palestiniens.
Le ministre a estimé qu’il s’agissait d’une dynamique diplomatique rare, évoquant
"la première fois depuis trente ans, depuis les accords d’Oslo"
, en référence aux accords de paix signés en 1993 entre Israël et l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) sous médiation internationale.

La France n'est plus aujourd’hui "l’une des cinq grandes puissances du monde"

Plus récemment, il a indiqué que la France avait également facilité un accord en Syrie entre des représentants du district kurdes syriens et le nouveau gouvernement syrien.

Dans son intervention, Jean-Noël Barrot a par ailleurs estimé que le contexte international avait profondément évolué, soulignant que la France n’était plus aujourd’hui
"l’une des cinq grandes puissances du monde"
comme elle pouvait l’être selon lui il y a plusieurs décennies.

Il a évoqué à ce sujet une réflexion attribuée à l’ancien ministre des Affaires étrangères Hubert Védrine, et qu’il associe également à une analyse de l’ancien président Valéry Giscard d’Estaing, selon laquelle la capacité d’influence internationale d’un pays dépend de sa solidité intérieure.

Le ministre a ainsi appelé à renforcer la
"force économique, diplomatique, militaire mais aussi morale"
de la France afin de maintenir son rôle sur la scène internationale dans un contexte marqué par l’émergence de nouvelles puissances et la recomposition de l’ordre mondial.

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