
La Russie a estimé mardi que la situation sécuritaire au Mali restait "difficile", trois jours après la perte de la ville de Kidal, dans le nord du pays, à la suite d’attaques coordonnées menées par des groupes armés.
Redéploiement ?
La ville de Kidal, considérée comme stratégique dans le nord du Mali, a été prise au terme d’attaques simultanées ayant visé plusieurs localités du pays au cours du week-end.
Ces opérations ont été revendiquées par des groupes armés opérant dans le nord, qui ont annoncé avoir pris le contrôle de la ville, marquant un revers pour les autorités de transition.
Des sources proches des milieux russes ont évoqué la possibilité d’un redéploiement ultérieur des forces de l’Africa Corps, tandis que certains observateurs mentionnent des perspectives d’arrangements locaux permettant de recentrer les opérations militaires.
Couvre-feu de 30 jours
La prise de Kidal intervient dans une séquence de violences d’ampleur, marquée notamment par des attaques coordonnées contre des positions militaires et la mort du ministre de la Défense malien, Sadio Camara.
Dans ce contexte, les autorités ont renforcé les dispositifs de sécurité, avec notamment l’instauration de mesures de restriction des déplacements dans certaines régions, dont un couvre-feu de 30 jours à Koutiala, dans le sud du pays.
Ces développements interviennent alors que le Mali reste confronté à une instabilité sécuritaire durable, liée à la présence de groupes armés et à la fragmentation du contrôle territorial dans le pays.











